
Nous proposons de hausser de 15 % le Supplément de revenu garanti s’ajoutant aux prestations de la Sécurité de la vieillesse pour hisser sur‑le‑champ toutes les personnes âgées au-dessus du seuil de la pauvreté.
Cette proposition est appuyée par Monica Townson, une des spécialistes les plus éminentes du Canada en matière de pensions. Madame Townson préconise une majoration des prestations de la SV et du SRG pour donner au système de pensions du Canada une base plus solide.
Avec le temps, puisque l’amélioration du RPC hausserait les prestations de retraite, on pourrait réduire les subventions à caractère fiscal pour les REER afin d’aider à financer la majoration des prestations de la Sécurité de la vieillesse versées à tous les travailleurs et les travailleuses.
La minuscule réduction d’impôt établie dans le budget fédéral de 2008 devrait être annulée afin d’aider à financer la majoration du SRG. Cela serait positif pour l’économie canadienne, compte tenu que, selon des études, les personnes âgées à faible revenu seraient plus susceptibles de dépenser la somme supplémentaire pour satisfaire à des besoins essentiels.
Le tableau suivant illustre que les prestations mensuelles moyennes assurent à peine un revenu de subsistance.
| Bénéficiaire(s) | SV mensuelle |
SRG mensuel |
Total des prestations moyennes de SV/SRG |
| Personne seule | 489,54 $ | 452,61 $ | 942,15 $ mensuel 11 305,80 $ par année |
| Chaque membre d’un couple | 430,90 $ | 283,21 $ | 714,11 $ mensuel 8 569,32 $ par année |
(Source: Service Canada, de juillet à septembre 2009)
Fonctionnement que nous préconisons
Nous proposons de porter le SRG au niveau de la pension minimale nécessaire aux personnes âgées à faible revenu.
Le coût est minime : Vu le bon travail déjà accompli par la SV et le SRG, il n’est pas très coûteux de finir de hisser les personnes âgées au-dessus du seuil de la pauvreté. Il est possible d’y procéder dès maintenant grâce à une modeste augmentation de 682 millions de dollars des prestations du SRG. C’est moins de 3 % du coût des subventions fédérales et provinciales à caractère fiscal pour les REER. Ces subventions dépassent actuellement la moitié de la somme consacrée aux pensions publiques fédérales (SV/SRG).
Il serait possible de financer cette augmentation en annulant les infimes réductions de l’impôt sur le revenu des particuliers annoncées dans le budget fédéral de 2009 et en réduisant les plafonds annuels de cotisation aux REER.
Les résultats sont impressionnants : Notre proposition mettrait plus par mois dans les poches des personnes âgées à faible revenu, qui dépenseraient ce montant pour répondre à des besoins de base.
C’est beaucoup mieux que les infimes réductions de l’impôt sur le revenu des particuliers annoncées par le gouvernement fédéral cette année, qui offrent 33 $ de plus par année aux Canadiens et Canadiennes pauvres et 306 $ par année à ceux qui ont des revenus moyens. La hausse des revenus des personnes âgées pauvres stimulerait l’économie canadienne de façon valable. Elle stimulerait l’économie nationale et locale à un moment critique.
Raisons pour lesquelles l’idée est bonne
Les personnes âgées auraient plus de sécurité en matière de pensions : Comme Monica Townson l’indique, l’augmentation des prestations de la SV et du SRG assurerait plus de sécurité aux personnes âgées en matière de pensions et renforcerait les bases du système de pensions canadien.
C’est une solution pancanadienne à apporter à un problème pancanadien : Certaines provinces ont proposé leurs propres solutions à apporter aux problèmes que posent les pensions, mais les initiatives qu’elles proposent ne suffisent pas. Aucune solution provinciale ou régionale ne peut égaler le cadre du SV/SRG.
Avons-nous les moyens de faire cela?
Oui. Comme dans le cas de nos propositions sur le RPC, nous n’avons pas les moyens de ne pas faire cela. Si nous ne haussons pas le SRG, le coût de la pauvreté répandue des personnes à la retraite sera beaucoup plus élevé. Nous avons le choix entre payer un prix modéré dès maintenant ou payer un prix beaucoup plus élevé plus tard. Les recherches portent à croire qu’il serait moins coûteux et plus progressiste de payer dès maintenant.
Le montant de la hausse du SRG n’augmentera-t-il pas à mesure que les membres de la génération du baby-boom prennent leur retraite?
Oui. Cependant, cela ne signifie pas que nous ne devrions pas améliorer la SV et le SRG, soit les bases du système de pensions du Canada. Les recherches du gouvernement fédéral indiquent que les dépenses relatives à la SV atteindront 3,1 % du produit intérieur brut du Canada d’ici 2030, année où, selon les spécialistes, un canadien ou une canadienne sur quatre aura plus de 65 ans.
Notre proposition fera augmenter légèrement les dépenses au titre de la SV et du SRG, les portant à seulement 3,6 % du PIB du Canada. Par ailleurs, nos propositions sur l’amélioration du RPC feront en sorte que le nombre des personnes âgées ayant besoin du SRG diminuera d’ici 2040 à 2050.
C’est un investissement raisonnable pour voir à ce que les personnes âgées puissent prendre leur retraite dans la dignité et le respect. Comme dans le cas de nos propositions sur le RPC, les résultats de l’inaction seront beaucoup plus marqués. Nous devons investir dans les pensions publiques fédérales, qui se sont révélées être des outils efficaces de réduction de la pauvreté des personnes âgées, sinon le nombre des personnes âgées qui souffrent augmentera.

Accroître la SV/SRG