
Bonifier Le RPC
Nous proposons de doubler les prestations du Régime de pensions du Canada (RPC) pour assurer une meilleure pension minimale à tous les Canadiens et les Canadiennes. Cela serait financé à l’aide d’une légère augmentation des cotisations échelonnée sur sept années comme l’ont été les mesures de réforme du RPC prises pendant les années 1990.
Notre projet est appuyé par Bernard Dussault, qui a été l’actuaire en chef du RPC et de la Sécurité de la vieillesse de 1992 à 1997.
Les travailleurs et les travailleuses versent 4,95 % de leur salaire au RPC (jusqu’à concurrence du maximum des gains annuels ouvrant droit à pension de 47 200 $ par an).
Le plan du mouvement syndical de doubler les prestations futures du RPC serait financé en majorant les cotisations que tous les travailleuses et travailleurs versent en ce moment au RPC de 0,43 % des gains ouvrant droit à pension chaque année pendant sept ans.
La majoration des cotisations doublerait le montant moyen des gains que remplacent les prestations de pension du RPC, portant la prestation maximale à 1 868 $ par mois (en dollars de 2010).
Certains seront surpris d’apprendre que nous pourrions assurer que les pensions futures du RPC soient doublées en épargnant moins de 3 % de plus de nos salaires. Il en est ainsi parce que la structure du RPC est très économique et permet d’en faire plus avec moins.
Notre projet assurerait à tous une pension minimale plus élevée. Les prestations du RPC sont indexées sur le coût de la vie, stables et transférables d’un emploi à l’autre. Les gens ne craindraient pas de perdre leurs pensions à cause des méfaits des milieux financiers canadiens et américains.
Cette mesure de réforme serait la plus utile aux jeunes personnes parce qu’elles paieraient des cotisations au RPC au cours d’une plus grande partie de leur vie active que les autres. Ainsi notre projet pour le RPC permet-il de se préparer pour l’avenir et de voir à ce que les jeunes travailleurs et travailleuses puissent compter prendre leur retraite dans la dignité.
Raisons pour lesquelles l’idée est bonne
Les Canadiens et les Canadiennes auraient plus de sécurité en matière de pensions. Ils ne craindraient plus de perdre leur épargne-retraite en raison de l’augmentation de l’inflation, de la perte de leur emploi ou de manigances boursières.
C’est une solution pancanadienne à un problème pancanadien.Certaines provinces ont proposé leurs propres solutions à apporter aux problèmes que posent les pensions, mais les initiatives qu’elles proposent ne suffisent pas. La mobilité des travailleurs et travailleuses entre les provinces pose un important problème que seul le RPC permet de régler. Aucune solution provinciale ou régionale ne peut égaler l’expansion du RPC.
Cela nous prépare pour l’avenir. Ce sont les jeunes et futurs travailleurs et travailleuses qui bénéficieraient le plus de l’expansion du RPC puisqu’ils pourraient verser plus de cotisations au RPC à un taux plus élevé. Ainsi l’expansion du RPC est-elle un moyen de se préparer pour l’avenir et de laisser un système meilleur en héritage à nos enfants.
Fonctionnement du rpc que nous préconisons
Nous proposnons de doubler les prestations du Régime de pensions du Canada par capitalisation anticipée.
Le plan du mouvement syndical de doubler les prestations futures du RPC serait financé en majorant les cotisations que tous les travailleuses et travailleurs versent en ce moment au RPC de 0,43 % des gains ouvrant droit à pension* chaque année pendant sept ans.
* Les gains ouvrant droit à pension comprennent tous les revenus déclarés supérieurs à 3 500 $ et inférieurs à 47 200 $ (le maximum en 2010, établi chaque année par l’Agence du revenu du Canada).
Pour une travailleuse ou un travailleur qui gagne 47 200 $ ou plus par année, le coût initial pour doubler graduellement ses prestations futures du RPC serait d’environ neuf cents par heure, soit 3,57 $ par semaine. C’est moins que le prix d’un abonnement à un journal.
Pour une travailleuse ou un travailleur qui gagne 30 000 $ par année, le coût initial serait d’environ six cents par heure, soit 2,27 $ par semaine. C’est moins que le prix d’un café format moyen et d’un beigne chez Tim Hortons.
La majoration des cotisations doublerait le montant moyen des gains que remplacent les prestations de pension du RPC, portant la prestation maximale à 1 868 $ par mois (en dollars de 2010).
Hausse des cotisations au RPC, chaque année pendant sept ans
| Salaire |
HAUSSE en % |
HAUSSE en $ |
hausse |
coût horaire |
| 47 200.00 $ | 0,43 % | 185,43 $ | 3,57 $ | 9 ¢ |
| 41 000.00 $ | 0,43 % | 161,07 $ | 3,10 $ | 8 ¢ |
| 30 000.00 $ | 0,43 % | 117,86 $ | 2,27 $ | 6 ¢ |
| 20 000.00 $ | 0,43 % | 78,57 $ | 1,51 $ | 4 ¢ |
| 10 000.00 $ | 0,43 % | 39,29 $ | 76 ¢ | 2 ¢ |
Veuillez noter que le salaire annuel utilisé ici est converti en salaire horaire en le divisant par 52 semaines, puis par 40 heures par semaine (c.-à-d. 8 heures par jour).
Ceci correspond à 173,3 heures de travail par mois.
