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Viabilité

Le style de vie que nous menons sur la seule planète habitable n’est plus viable. Nous n’avons pas besoin d’emplois et d’objets jetables pour un monde à mettre au rebut.

leafIl nous faut plutôt vivre, travailler et avoir des loisirs à proximité les uns des autres, arrêter de consommer autant d’énergie et réduire la distance qui s’est établie entre la production et la consommation de biens. Nous avons besoin d’une production nationale destinée à la consommation intérieure.

Les municipalités peuvent jouer un rôle important pour chacun de ces enjeux! Elles le peuvent en achetant, pour les parcs automobiles municipaux, des voitures à haut rendement énergétique construites au pays; en investissant dans des autobus, trains et éoliennes fabriqués au Canada; en réduisant notre exposition à des produits chimiques toxiques et en recourant aux services de notre main-d’oeuvre pour rendre votre habitation plus écoénergétique et notre existence plus viable. Nous devons convaincre nos administrations locales d’avoir le courage de nous représenter à propos de ces enjeux. Nous en sommes capables.

Arrêt de l’étalement urbain et construction de voisinages habitables

  • Nous devons développer une stratégie intégrée de transport en commun.
  • Nous devons mettre un terme à l’étalement urbain par l’accroissement de la densité de nos voisinages.
  • Nous devons construire des sentiers recyclables et piétonniers, et aussi planter des arbres.

Les transports publics sont favorables à l’environnement, et aussi à la démocratie. C’est un service public qui permet aux citoyens de participer à la communauté. Dans les grandes régions métropolitaines, un plus haut pourcentage d’immigrants utilise les transports en commun que les personnes nées au Canada. Les femmes ont des besoins différents des hommes en matière de transport et dépendent dans une plus large mesure des transports en commun. Le renouvellement et la croissance des transports publics contribuent à la création d’emplois bien rémunérés au sein de commissions de transport syndiquées ainsi qu’à la fabrication locale d’autobus, de trains et de tramways.

Les transports en commun devraient être accompagnés de plantations d’arbres et de sentiers cyclables ou piétonniers qui limitent la conduite automobile, améliorant ainsi la qualité de l’air et notre bien-être en général.

Nous devons mettre un terme à l’étalement urbain, qui se définit par une consommation du terrain plus rapide que celle de la croissance de la population. Les grands ensembles à faible densité et souvent suburbains, qui caractérisent l’étalement, nuisent à la qualité de vie aussi bien urbaine que rurale. L’étalement urbain contribue à la perte de sites naturels tels que les espaces verts et l’habitat faunique, ainsi qu’à la perte de terres agricoles productives au profit de voisinages isolés et dispersés, beaucoup plus dépendants de l’automobile, qui contribuent à l’appauvrissement de la qualité de l’air, l’utilisation de l’eau, la pollution de l’eau et les émissions de gaz à effet de serre. Il existe une autre option. Nous pouvons construire en hauteur et non en largeur et planifier nos villes de telle manière qu’elles dépendent moins de l’automobile, qu’elles soient plus appropriées pour le transport en commun et la marche de façon à ce que l’infrastructure municipale soit utilisée le plus efficacement possible. Une limitation à long-terme de l’étalement signifie qu’il faudra s’engager à collaborer avec d’autres municipalités pour développer des capacités régionales de planification. Ceci empêchera les promoteurs de mettre les communautés en concurrence en permettant aux municipalités de progresser de concert, tout en ayant sur eux une certaine capacité d’influence.

Assainissement des villes

  • Nous devons réduire, réutiliser et recycler nos déchets et ne jamais incinérer les ordures ménagères.
  • Nous devons adopter des arrêtés visant à restreindre l’utilisation de pesticides à des fins esthétiques et limiter l’utilisation de produits chimiques toxiques.
  •  Nous devons organiser des marchés fermiers.

En faisant appel à leurs méthodes et à leurs politiques, les municipalités ont une capacité exceptionnelle d’affecter notre environnement, de réduire les taux de prévalence de l’asthme, ainsi que les taux d’infertilité, de trouble de l’apprentissage et de cancers environnementaux et professionnels.

Si votre communauté ne l’a pas déjà fait, adoptez un arrêté ayant pour but de restreindre l’utilisation de pesticides à usage esthétique. Même lorsqu’ils sont utilisés suivant les instructions, les pesticides ont des effets secondaires négatifs sur la santé et sur l’environnement; ils sont particulièrement néfastes pour les enfants.

Organisez des marchés fermiers hebdomadaires de façon à réduire la distance de la ferme à la fourchette, à soutenir les boulangers, fermiers et artisans locaux, tout en aidant à bâtir votre communauté.

Réduisez, réutilisez et recyclez vos ordures ménagères, mais ne les incinérez pas. Les marchands font une promotion vigoureuse de la technologie de l’incinération auprès des municipalités canadiennes en tant que moyen de gérer les déchets solides et produire de l’énergie. Au cas où ils étaient admis dans une communauté, les incinérateurs provoqueraient l’émission de centaines de polluants, y compris des carcinogènes, dans l’air, l’eau et dans nos corps.

Utilisation rationnelle de l’énergie

  • Nous devons moderniser les immeubles publics et les habitations pour les rendre plus économes en énergie.
  • Nous devons utiliser des énergies propres et très responsables en matière de conservation énergétique.
  • Nous devons utiliser des véhicules économes en combustible et fabriqués au pays.

Les municipalités doivent calculer l’utilisation d’énergie et les réductions d’émissions de gaz à effet de serre dont elles sont responsables en utilisant l’année 1990 comme point de départ. Elles doivent établir des prévisions pour l’utilisation de l’énergie, et des émissions, pour 10 ou 20 ans à venir, et ensuite déterminer un objectif de réduction de l’utilisation d’énergie et des émissions à partir des niveaux de 1990.

Un objectif idéal serait une réduction de 20 % des émissions d’ici à 10 ans. À l’échelle de la communauté, l’essai d’un objectif de réduction d’au moins 10 % en-dessous du niveau de 1990 devrait être conduit au cours de la même période.

Pour atteindre cet objectif, il faut effectuer la transition vers les énergies propres et arrêter le gaspillage de l’énergie en prenant la conservation énergétique au sérieux. La modernisation des immeubles municipaux, y compris des hôtels de ville, des patinoires de hockey, des centres communautaires et des bibliothèques constituent une façon désirable et à long terme d’épargner de l’argent et de gouverner par l’exemple. Les générateurs d’énergie renouvelable, tels que les panneaux solaires et les éoliennes, peuvent être utilisés pour créer de l’énergie. En vue d’effectuer d’autres réductions, un règlement municipal interdisant la marche au ralenti peut être adopté pour arrêter la marche inutile des moteurs de véhicules et des autobus scolaires avant le démarrage. Un babillard électronique de groupes de covoiturage devrait être créé sur le site Web de votre municipalité pour aider les personnes à se déplacer en collectivité. Une rue locale peut être réservée aux bicyclettes les samedis et dimanches dans le but d’interdire la circulation des automobiles et des camions.