Ken Georgetti

Président

La carrière de Ken Georgetti l’a mené d’un poste de tuyauteur à celui de président du Congrès du travail du Canada et des fonctions de délégué syndical à celles de fondateur d’entreprises ayant des millions de dollars de chiffres d’affaires qui appartiennent à des travailleurs et travailleuses.

Ce que le quotidien Ottawa Citizen  a décrit comme étant « la façon cool d’établir des consensus que M. Georgetti tient des gens de la côte ouest » a permis au Congrès du travail du Canada d’accroître le nombre de ses membres de 700 000 sous sa direction depuis 1999, ce qui veut dire qu’il représente un nombre record de 3,2 millions de travailleurs et travailleuses.

En cours de route, Ken a rencontré des leaders mondiaux tels que Nelson Mandela, Tony Blair, Bill Clinton, Angela Merkel, Vladimir Putin et le Dalaï Lama et il a entendu directement raconter les malheurs de travailleurs et travailleuses horriblement handicapés dans des ateliers de misère de Chine et des pays en développement.

Ken Georgetti est un chef syndical moderne, qui a participé à d’innombrables piquets pour appuyer des grévistes ou des travailleurs et travailleuses en lock-out et qui a constitué un invité controversé mais respecté dans les salles des conseils d’administration des entreprises et les bureaux des ministres, défendant vigoureusement l’intérêt des travailleurs et travailleuses et de leurs familles dans toutes les situations.

Ken allie le militantisme traditionnel du mouvement syndical à sa perspicace compréhension des affaires générées par la création de Concert Properties, promoteur résidentiel syndiqué le plus grand de l’ouest du Canada, et du Working Opportunity Fund, important investisseur de capital de risque financé par des travailleurs et travailleuses.

En mai 1999, Ken devenait, à 46 ans, le président le plus jeune de l'histoire du CTC. Il vient d’une famille de militants syndicaux de Trail, en Colombie-Britannique.

Pendant les 13 années qu’il a passées à la présidence de la Fédération du travail de la Colombie-Britannique, Ken a acquis la réputation d’être innovateur et de ne pas mâcher ses mots, et les effectifs ont plus que doublé, passant de 218 000 à son élection en 1986 à 450 000.

Ken a aidé à moderniser tant le CTC que la Fédération du travail de la C.-B., voyant à ce que le mouvement syndical soit plus représentatif de la main-d’oeuvre en faisant une promotion active de la participation des femmes, des minorités visibles et des jeunes.

Les réalisations de Ken comprennent celles :

  • d’avoir fait adopter une loi fédérale protégeant les travailleurs et les travailleuses dont l’employeur fait faillite afin que leurs créances passent avant toute autre.
  • d’avoir fait adopter des améliorations à la législation fédérale sur l’ergonomie et la violence au travail afin d’aider à prévenir des blessures et des morts, et
  • d’avoir fait adopter la « loi Westray » qui tient les cadres de direction des entreprises criminellement responsables de toute négligence causant des décès au travail, par suite de la mort de 26 personnes en raison d’une explosion de méthane survenue en 1992 à la mine Westray en Nouvelle-Écosse.

En tant que président du CTC, Ken occupe des postes clés au sein de bon nombre d’organisations internationales, y compris la Confédération syndicale internationale (CSI), dont il préside le Comité sur le capital des travailleurs. De plus, il fait partie de la Commission syndicale consultative (TUAC) auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Au Canada, il a fondé la Shareholder Association for Research and Education (SHARE), qui milite en faveur de la prise de mesures par les actionnaires, et le Columbia Institute, qui favorise l’innovation dans la recherche et le leadership communautaires.

Ken se voue en outre à des causes sociales telles que la promotion de l’alphabétisation des adultes, la lutte contre le travail des enfants et l’appui de Centraide.

Les contributions apportées par Ken au mouvement syndical et à la communauté lui ont mérité l’Ordre du Canada et l’Ordre de la Colombie-Britannique.