Marie Clarke Walker
Vice-présidente exécutive
Marie Clarke Walker est née pour être militante syndicale.
Marie, issue d’une famille dont la mère et le père sont tous deux profondément enracinés dans le mouvement syndical, est la première femme de couleur à être élue vice-présidente exécutive du Congrès du travail du Canada et la personne la plus jeune à occuper un poste de direction du CTC.
La mère de Marie, féministe active et militante syndicale à la retraite originaire de la Jamaïque, continue de militer pour l’égalité et la justice sociale pour tous les travailleurs et travailleuses. Son père, avocat en Barbade, a représenté les travailleurs et les travailleuses toute sa vie.
Pendant son enfance dans les Caraïbes et au Canada, Marie a participé à de nombreuses activités communautaires. Son éducation s'est faite tant dans les manifestations et sur les lignes de piquetage que dans la salle de classe. Sa passion pour la justice sociale s'est avivée lorsqu’elle est allée travailler en Grenade pour le ministère de l’Éducation dans le cadre de nombreux programmes, y compris des programmes de reconstruction pour les jeunes pendant l’été.
Ses expériences de la jeunesse l’ont préparée au monde du travail, qui l’a d'abord menée dans un foyer pour personnes âgées, puis auprès d'adultes et d'enfants ayant des difficultés d'apprentissage et ensuite aux Services familiaux à Toronto à titre de conseillère.
Marie a fait face au racisme en milieu de travail, ce qui l’a incitée à élaborer un programme de lutte contre le racisme dans les écoles primaires et à renouveler son militantisme syndical.
Marie a gravi rapidement les échelons du Syndicat canadien de la fonction publique pour devenir vice-présidente de l'équité du SCFP Ontario, puis la toute première vice-présidente de la diversité de son syndicat national, avant d’être élue vice-présidente exécutive du Congrès du travail du Canada en 2002.
Au CTC, Marie dirige à Toronto un projet pilote unique qui relie le mouvement syndical et la communauté dans la ville canadienne la plus grande et la plus diversifiée. Elle travaille avec la Fédération du travail de l’Ontario et les conseils du travail du Grand Toronto à améliorer l’image du mouvement syndical, à accroître l’appui du public et à resserrer les liens avec les groupes communautaires et les alliés sociaux.
Les anciennes fonctions de Marie au CTC en font la personne idéale pour assumer ce rôle. Elle était antérieurement responsable des dossiers de la pauvreté, du logement, de la santé, de la sécurité, de l’environnement et de la paix. Elle était également responsable du Service de la condition féminine et des droits de la personne ainsi que des dossiers du transport, de l'aviation et de la sécurité. Marie est profondément engagée aux niveaux national et local dans la lutte pour les droits des femmes et l'égalité.
À titre de représentante du Congrès du travail du Canada au sein d'un groupe de travail vaste et représentatif sur l'équité salariale, elle participe aux pressions soutenues exercées sur le gouvernement fédéral pour qu'il tienne compte des aspects sociaux et économiques inhérents au principe du salaire égal pour un travail égal.
Marie croit fermement que les syndicats doivent être enracinés dans la communauté et elle est déterminée à promouvoir les avantages que peut apporter le mouvement syndical à tous les segments de la population.
Marie demeure profondément engagée dans la vie familiale et communautaire en tant que mère de deux garçons. Elle a été membre du conseil d’administration de nombreuses organisations, dont l’Alliance canadienne pour la paix, le Centre canadien de politiques alternatives, Adventure Place, le Scarborough Malvern National Soccer Club et la Scarborough Basketball Association. Marie est administratrice du Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail et membre de l’exécutif de la Coalition of Black Trade Unionists, du refuge Juliette’s Place pour les femmes victimes de violence, et de la Malvern Community Coalition.
Marie assume également le rôle de mentor auprès de nombreux jeunes.

