Affiché le vendredi, 1 avril 2011
Le Congrès du travail du Canada (CTC) est déçu par la décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick d’abolir le financement du Conseil consultatif pour la condition de la femme au Nouveau-Brunswick, qui est un important défenseur des droits de femmes. Le président du CTC, Ken Georgetti, a écrit au premier ministre du Nouveau-Brunswick, David Alward, pour lui exprimer son désaccord et exhorter le premier ministre à rétablir le financement à cet organisme.
L’honorable David Alward
Premier ministre
Province du Nouveau-Brunswick
Monsieur le premier ministre,
Au nom des 3,2 millions de membres du Congrès du travail du Canada (CTC), je vous écris pour vous indiquer que nous désapprouvons vigoureusement la décision de votre gouvernement d’éliminer le Conseil consultatif sur la condition de la femme (CCCF) du Nouveau-Brunswick.
Le CCCF du Nouveau-Brunswick a été créé en vertu de la législation provinciale en 1977 à titre d’organisme autonome de consultation et d’étude sur les questions ayant trait à la condition des femmes du Nouveau-Brunswick. Depuis, il a donné de précieux conseils aux gouvernements sur la législation, les politiques et les pratiques, sensibilisé le public à la condition féminine et aux programmes et services connexes et favorisé l’établissement de réseaux entre groupes de femmes. Ses recherches et ses travaux d’analyse des politiques ont été d’une utilité inestimable aux syndicats du Nouveau-Brunswick et aux groupes de femmes de la base qui n’ont pas la capacité ou les ressources nécessaires pour accomplir ces travaux ou recherches eux-mêmes.
Son statut d’organisme autonome permet au Conseil de donner des conseils et de l’information indépendants au gouvernement du Nouveau‑Brunswick. C’est un rôle que ne peut assumer aucun ministère gouvernemental car aucun ministère ne peut jeter un examen critique ou objectif sur les politiques publiques.
Une forte société civile est un élément clé de toute démocratie saine. Tant que l’inégalité entre les sexes persistera – que les femmes continueront d’avoir des taux de pauvreté et de violence démesurément élevés et que les femmes continueront de se heurter en milieu de travail à des obstacles tels que l’iniquité salariale, le harcèlement et l’absence de services de garde d’enfants accessibles à un prix abordable – il existera un besoin d’une voix forte et indépendante telle que le Conseil consultatif sur la condition de la femme du Nouveau-Brunswick.
Je vous incite à revenir sur votre décision et à rétablir le financement de cette précieuse organisation.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.
Le président,
Kenneth V. Georgetti

Cessez de réduire le financement aux programmes des femmes!