Affiché le jeudi, 28 juin 2012
OTTAWA – Aujourd’hui, des milliers d’autres personnes travaillant pour la fonction publique fédérale apprendront que leur emploi a été affecté par le tour le plus récent de compressions budgétaires du gouvernement conservateur. La population canadienne, par contre, devra attendre des mois, voire des années, avant d’apprendre quels effets ces compressions auront sur sa vie.
« Les ministres de premier plan continuent de rassurer les Canadiennes et les Canadiens qu’il ne s’agit que d’une chirurgie mineure, de petites coupures pour enlever le gras et quelques appendices superflus qui ne servent à aucune fonction vitale », dit Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada.
« Nous voyons éliminer des emplois d’inspecteurs des aliments, de scientifiques environnementaux, de vérificateurs fiscaux judiciaires et de sauveteurs de la Garde côtière pendant qu’il est permis à des ministres de premier plan de verser des centaines de milliers de dollars en rémunération des heures supplémentaires pour maintenir en disponibilité leurs chauffeurs de limousine. Est-ce équitable pour les membres de la population canadienne qui comptent sur ces précieux services publics ? » demande-t-il.
Selon M. Georgetti, la fermeture d’installations de recherche de calibre mondial et de bibliothèques entières, l’occultation d’archives, l’annulation de programmes entiers et l’élimination de services publics dont dépendent de nombreuses autres activités maintenues dans la fonction publique auront nécessairement plus qu’un effet d’amincissement.
« Allons-nous perdre notre capacité de protéger nos sources d’eau douce et d’empêcher que nos propres activités économiques leur nuisent ? Ferons-nous courir à nos familles le risque d’avoir des aliments moins salubres ou d’être exposés davantage à des polluants ? Pourrons-nous mettre en application les lois et les règlements que nous adopterons dans le futur ou est-ce que nous devrons faire appel à cette fin aux gouvernements provinciaux, aux municipalités ou à des bénévoles ? » demande M. Georgetti.
Si le gouvernement donnait au directeur parlementaire du budget l’information dont il dispose déjà au sujet des effets que ses compressions budgétaires auront sur la fonction publique, cela serait une preuve d’ouverture bienvenue qui écarterait les soupçons que de nombreuses personnes peuvent avoir au sujet d’un programme caché, d’après M. Georgetti.
« Les Canadiens et les Canadiennes méritent de savoir, avant de permettre au chirurgien de couper encore plus profondément, à quoi ils peuvent s’attendre quand ils se réveilleront après l’opération et enlèveront les bandages. Nous ne voulons pas découvrir, après avoir consenti à une liposuccion, qu’il nous manque des doigts et des orteils », ajoute-t-il.
Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail régionaux. Site Web: congresdutravail.ca. Suivez‑nous sur Twitter : @CanadianLabour.
Renseignements: Jeff Atkinson, Communications, CTC : 613-863-1413 ou Courriel : jatkinson@clc-ctc.ca

La population canadienne mérite de connaître les répercussions qu’auront les compressions budgétaires : M. Georgetti incite le gouvernement à donner cette information au directeur parlementaire du budget