Affiché le jeudi, 2 juillet 2009
Le Congrès du travail du Canada (CTC) condamne le renversement de la démocratie par les militaires du Honduras et appuie toutes les demandes de l'Organisation des États américains (OEA) pour le retour immédiat, sécuritaire et inconditionnel du président constitutionnel Manuel Zelaya qui a été démocratiquement élu. Le CTC incite le Premier ministre Harper à ajouter la voix de notre nation à celles des gouvernements du monde qui sont de plus en plus nombreux à demander que les militaires honduriens et les institutions publiques respectent les normes démocratiques, les règlements et la constitution du Honduras en assurant le retour au pouvoir du Président Zelaya en toute sécurité.
En fin de semaine, les militaires honduriens ont enlevé le Président Zelaya et l'ont forcé à s'exiler à Costa Rica. Le Président Zelaya prévoyait tenir un référendum national non exécutoire sur la possibilité de faire des changements constitutionnels, mais celui-ci a été opposé par les militaires et les élites du pays et la Cour suprême a déclaré cette manoeuvre illégale. Toutefois, les efforts du Président Zelaya reçoivent l'appui de plusieurs secteurs de la société hondurienne, y compris la majorité des syndicats.
Le CTC est solidaire avec les syndicats du Honduras et il s'inquiète de la sécurité des chefs syndicaux, des chefs et des contestataires de la société civile puisque les droits constitutionnels ont été suspendus, les médias ont été fermés et des mandats d'arrêt ont été lancés pour les chefs des secteurs populaires. Nous invitons le gouvernement canadien à demander aux autorités de fait du Honduras de respecter les droits humains des citoyennes et des citoyens de ce pays qui expriment leur opposition au coup d'État militaire.

Le CTC condamne le coup au Honduras