Affiché le mardi, 10 février 2009
Les leaders syndicaux examinent en profondeur les moyens d’aider les victimes de la récession
OTTAWA – Les leaders syndicaux du Canada ont accordé une note d’échec catégorique aux mesures de relance économique présentées dans le budget fédéral. Ils affirment que le budget, bien qu’il puisse s’attaquer à certaines situations difficiles auxquelles les familles canadiennes sont confrontées, est fondamentalement boiteux et ne s’attaque pas aux problèmes des centaines de milliers de personnes qui ont perdu leur emploi.
Réunis à Ottawa cette semaine, les leaders de 54 syndicats canadiens, dont les plus grands syndicats des secteurs privés et publics, et des fédérations du travail provinciales et territoriales – représentant plus de 3,2 millions de travailleurs et travailleuses – se disent profondément mécontents de la réaction du gouvernement à la crise économique. Ils signalent également qu’ils n’ont pas l’intention de baisser les bras.
Tous s’engagent à fournir les ressources nécessaires pour mener une campagne pour le changement. Le but est de mobiliser la population canadienne afin de demander au gouvernement fédéral de faire plus pour les victimes de la récession tout en continuant de prendre les mesures de relance économique nécessaires pour sauver les emplois et bâtir l’infrastructure dont nous avons besoin pour assurer la prospérité.
« Nous pouvons faire mieux pour les centaines de milliers de Canadiens qui ont perdu ou perdront leur emploi à cause de la conjoncture économique. Ils n’ont pas provoqué cette crise économique qui leur a coûté leur emploi. Ne sont pas non plus responsables les milliers de personnes qui ont vu leurs économies et leurs rêves de retraite s’envoler à cause du laisser-faire des gouvernements qui a mené à la cupidité aveugle et effrénée sur les marchés financiers. Nous pouvons faire plus. Nous devons faire plus », affirme Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada, qui a convoqué cette réunion qu’il préside.
La campagne pour le changement fera entendre de plus en plus fort les voix des victimes innocentes de cette crise, jusqu’à ce que nos gouvernements les entendent. Elle comprendra des mobilisations populaires massives, dont des rassemblements et des manifestations, qui s’ajouteront à la campagne de sensibilisation du mouvement syndical qui se poursuit, afin de fournir aux gens un véhicule pour exprimer leur colère et leur frustration.
« Il y a de la colère dans l’air et énormément de frustration. Il faut donner une voix et un visage à cette colère pour que le gouvernement voie clair, pour qu’il comprenne qu’il ne fait pas assez et qu’il doit modifier son programme. C’est une colère qui doit se concentrer sur la recherche d’une solution pour que les erreurs et les politiques boiteuses qui ont provoqué cette crise ne se répètent jamais », ajoute Georgetti.
En plus de la campagne pour le changement, les leaders syndicaux réclament la tenue d’un sommet national réunissant les leaders syndicaux, communautaires et des affaires pour discuter de solutions à la crise économique à laquelle sont confrontés les travailleurs, les travailleuses et leurs familles.
« Il nous faut une économie apte à créer un secteur privé en santé et un secteur public dynamique qui travaillent ensemble pour le bien de tous », conclut Georgetti.
Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail régionaux. Site web : www.congresdutravail.ca
Renseignements :
Jeff Atkinson, 613-526-7425 et 613-863-1413

Les syndicats se mobilisent pour le changement