Affiché le jeudi, 17 février 2011
Le 17 février 2011, 15 membres du Comité des droits de la personne du CTC ont assisté à une rencontre du Comité parlementaire de la Chambre des communes, dans le cadre de laquelle le ministre Jason Kenney a essayé de justifier les coupures budgétaires imposées par son gouvernement aux agences d’aide à l’intégration et à l’établissement des immigrants.
Quand les membres du Comité ont appris que le gouvernement coupait 53 millions de dollars dans le budget de ces agences qui, à travers le pays, rendent des services inestimables d’intégration aux nouveaux arrivants, ils se sont dit qu’il était important d’assister aux travaux du Comité parlementaire et d’appeler le gouvernement à renoncer à cette mesure, dont l’impact sera dévastateur : 81 % des coupures, d’une valeur de 43 millions de dollars, s’effectueront en Ontario, dont 18 millions de dollars à Toronto seulement, une destination privilégiée par bon nombre de nouveaux arrivants.
D’après les données de Citoyenneté et Immigration, l’Ontario héberge 42 % des résidents permanents du Canada et, à elle seule, la province enregistre 11 % de l’augmentation du nombre de résidents permanents au pays. En 2009-2010, le même pourcentage d’augmentation a été enregistré, mais pour tout le reste du pays.
Le ministre Kenney a soutenu que ces agences n’avaient pas satisfait aux priorités du gouvernement, mais il n’a pas réussi à expliquer au juste quelles étaient ces priorités sur le plan de l’intégration des nouveaux arrivants. Les membres du Comité se sont rendu compte que les raisons nébuleuses avancées par le ministre contredisaient les raisons tout aussi douteuses que le gouvernement fédéral avait invoquées pour justifier ces coupures.
Les militantes et militants syndicaux sont tout à fait conscients des nombreuses contributions positives des nouveaux arrivants à la main‑d’œuvre et aux communautés du pays et ils y sont favorables. « C’est totalement irrationnel de couper des services qui aident les nouveaux arrivants à accéder au marché du travail et à s’installer, alors que notre pays a grand besoin d’immigrantes et d’immigrants pour se bâtir et pour assurer la croissance de sa population et de sa main‑d’œuvre », a fait remarquer Karl Flecker, directeur national du Service des droits de la personne et de la lutte contre le racisme du CTC.
Les membres du Comité craignent également qu’à cause de cette décision irréfléchie, 78 000 nouveaux arrivants perdront l’accès aux personnes qui pourraient les aider à s’établir et à s’intégrer, alors qu’environ un millier de membres du personnel rémunéré perdront leur emploi.
Un appel au renversement des coupures a été lancé sur Facebook : (www.facebook.com/rewindthecuts) ainsi que sur Twitter (www.twitter.com/rewindthecuts). Les militantes et militants sont invités à visiter ces sites et à indiquer leur appui aux agences d’établissement et d’intégration.

Membres du Comité des droits de la personne du CTC présents aux réunions du Comité parlementaire