Affiché le lundi, 26 janvier 2009
Georgetti dit que les surplus de l’AE doivent servir à améliorer les prestations et la formation en période de récession;
OTTAWA – Le Congrès du travail du Canada affirme que le budget fédéral du 27 janvier doit réformer le Régime d’assurance-emploi de sorte que les personnes mises à pied touchent des prestations suffisantes pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille pendant la recherche d’un nouvel emploi.
« Les travailleurs et les travailleuses cotisent à l’AE croyant qu’ils toucheront des prestations lorsqu’ils en auront le plus besoin », affirme Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada. « Or, les gouvernements ont apporté des changements qui laissent un grand nombre d’entre eux dans le besoin. »
Les gouvernements qui se sont succédé ont accumulé un surplus énorme de 54 milliards de dollars dans la caisse d’AE en réduisant radicalement les prestations et en modifiant les règles d’admissibilité au cours des quinze dernières années. En 1996, les prestations hebdomadaires maximums étaient de 604 $, exprimés en dollars courants. Le maximum actuel est de seulement 447 $, et les prestations moyennes ne sont que de 335 $ par semaine. En 2006-2007, seulement quatre sans-emploi sur dix, et encore moins de femmes, étaient admissibles à l’AE.
« Je demande au Premier ministre Harper et au ministre des Finances Flaherty de puiser dans les surplus d’AE pour garantir et améliorer les prestations en cette période de récession », ajoute Georgetti. « Les réserves pour les temps difficiles sont censées être là en temps difficiles. »
Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail régionaux. Site web : www.congresdutravail.ca
Renseignements :
Jeff Atkinson, Communications, 613-526-7425 et 613-863-1413
Andrew Jackson, économiste en chef, 613-240-3869 (cell.)

Une réforme immédiate de l’assurance-emploi s’impose