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Aujourd’hui, l’assurance-emploi offre moins à la Colombie-Britannique qu’en 1990

Affiché le mardi, 28 juillet 2009

Par Ken Georgetti

En 2009, l’économie de la Colombie-Britannique recevra 1 milliards de dollars de moins pour les prestations d’assurance-emploi que sous le régime qui existait en 1990. Les changements apportés à l’assurance-emploi par le gouvernement fédéral ont, année après année, érodé l’assurance-emploi en rendant les critères d’admissibilité plus sévères pour les travailleuses et les travailleurs mis à pied qui soumettent des demandes de prestations. Ceci crée non seulement des pressions et des difficultés additionnelles pour les chômeuses et les chômeurs de la Colombie-Britannique, mais signifie aussi une réduction importante du montant d’argent disponible pour stabiliser les communautés de la Colombie-Britannique durant cette période précaire.

Les chercheurs du Congrès du travail du Canada ont comparé les prestations d’assurance-emploi disponibles en mars 2009 à celles de l’ancien régime en 1990. Ces deux années de crise économique ont vu les taux de chômage commencer à grimper. Ce qui ressort pour ces deux années, est la grande différence dans le pourcentage des chômeuses et des chômeurs ayant droit à des prestations. En 1990, 78,9 % des sans emploi de la Colombie-Britannique recevaient des prestations tandis qu’en mars 2009, ce nombre était drastiquement plus bas, soit 45,6 %. Nous avons découvert que si l’accès au régime d’assurance-emploi était le même aujourd’hui qu’en 1990, les chômeuses et les chômeurs de la Colombie-Britannique recevraient un 1 milliards de dollars de plus cette année.

Nous avons aussi effectué une étude directe du montant d’argent que les sans emploi de la Colombie-Britannique recevront de l’assurance-emploi cette année et nous l’avons comparé à 1990. Nous avons découvert que les sans emploi recevront 476 millions de moins en prestations. Ce chiffre est ajusté pour tenir compte de l’inflation. C’est aberrent. Aujourd’hui, la Colombie-Britannique compte environ 37 000 chômeuses et chômeurs de plus qu’en 1990, mais le total des prestations d’assurance-emploi est sérieusement inférieur. Le problème est encore une fois, que l’accès des sans emploi aux prestations est moindre maintenant qu’il ne l’était antérieurement.

Les données nationales sont aussi sombres. Le taux de chômage est maintenant presque équivalent à ce qu’il était en 1990, mais les Canadiennes et les Canadiens sans emploi et leurs communautés recevront environ 8,9 milliards de dollars de moins en assurance- emploi cette année que si l’accès était le même qu’en 1990. Cette tendance est vraie pour la plupart des provinces et elle est vraie pour les villes et les régions rurales. Le nombre radicalement réduit de prestataires est dû aux règles, règlements et obstacles qui ont été mis en place par le gouvernement fédéral, même si la main-d'œuvre et les employeurs continuent de payer les primes et le gouvernement a perçu 57 milliards de dollars de plus que le montant des prestations versées.

Plusieurs gens ont perdu leur emploi l’automne dernier et épuisent maintenant leurs prestations. Ils seront forcés d’avoir recours aux programmes d’aide sociale provinciaux et aux banques alimentaires. La conclusion non équivoque est que l’assurance-emploi ne contribue plus à stabiliser l’économie dans chaque province en cette période difficile.

Un réinvestissement dans le programme d’assurance-emploi réduirait la pression sur les provinces et les municipalités et augmenterait le stimulus. C’est pour ces raisons que le Congrès du travail du Canada continue de demander à Ottawa de réformer l’assurance-emploi en prenant les mesures suivantes :

  • changer les critères d’admissibilité de sorte que des prestations régulières d’assurance-emploi soient accordées après 360 heures de travail, sans égard de l’endroit où vivent et travaillent les gens au Canada;
  • prolonger les prestations jusqu’à un minimum de 50 semaines dans toutes les régions du pays;
  • augmenter immédiatement les prestations à 60 % des gains, calculés sur les meilleures 12 semaines de salaire du prestataire.

L’amélioration immédiate des prestations d’assurance-emploi offrirait un bien meilleur stimulus pour l’économie de la Colombie-Britannique que le programme d’infrastructure du gouvernement fédéral qui progresse trop lentement. Les sans emploi dépensent essentiellement chaque dollar qu’ils reçoivent dans la communauté. Il est urgent de réparer l’assurance-emploi.

En Georgette est président du Congrès du travail du Canada qui représente 3,2 millions de membres.

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