Affiché le vendredi, 13 août 2010
Objet : L’article « Defend workers from unions » (Défendons les travailleurs contre les syndicats) publié le 9 août
L’attaque de Joseph Ben-Ami et Garnett Genuis contre les syndicats dans cet article d’opinion du Citizen est du dogmatisme à peine déguisé en recherche.
Les auteurs s’opposent au précompte obligatoire des cotisations syndicales dans les milieux de travail où les travailleurs et travailleuses sont représentés par des syndicats. La jurisprudence et la législation gouvernementale appuient depuis des décennies le précompte.
Nos tribunaux acceptent que tous les employés représentés par un syndicat en tirent des avantages et qu’il n’y a pas de place pour les free-riders, ces bénéficiaires parasites qui profitent des avantages, mais qui ne veulent pas payer de cotisations. C’était l’essence même de la décision de la Cour Suprême du Canada en 1946.
Quand Francis Lavigne, un enseignant de l’Ontario, a contesté la clause de précompte obligatoire en 1991, la Cour Suprême a de nouveau décidé que la pratique est valide et constitutionnelle.
Ben-Ami, qui a travaillé aussi bien pour Stephen Harper que pour Stockwell Day, admet à contrecoeur que les syndicats ont apporté des avantages aux travailleurs et ont protégé leurs droits. J’aimerais ajouter que nous avons aussi travaillé au nom de tous les Canadiens et Canadiennes en préconisant des mesures comme les soins de santé publics dans les années 1960 et l’amélioration du Régime de pensions du Canada aujourd’hui.
Les propositions de Ben-Ami ne feraient qu’affaiblir notre capacité à syndiquer les milieux de travail et à promouvoir, en fin de compte, des politiques qui servent le bien public.
Kenneth V. Georgetti,
Président,
Congrès du travail du Canada

Les syndicats travaillent pour aider leurs membres, ainsi que toute la population canadienne