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Lettre au quotidien Globe and Mail concernant le RPAC

Affiché le mardi, 21 décembre 2010

Le 16 décembre, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, qui s’était auparavant montré favorable à l’expansion du Régime de pensions du Canada et du Régime des rentes du Canada, a plutôt proposé un mécanisme d’épargne-retraite privé, appelé régime de pension agréé collectif (RPAC). Le CTC s’oppose au RPAC, comme l’a indiqué Ken Georgetti, président du CTC, dans sa lettre au quotidien Globe and Mail :

Traduction de la lettre de Ken Georgetti au quotidien Globe and Mail du 21 décembre 2010

Les régimes de retraite en gestion commune proposés par Jim Flaherty s’apparenteraient aux REER collectifs, mais seraient subventionnés par les institutions financières au lieu des employeurs. Les institutions exigeront des frais de gestion relativement élevés en raison du grand nombre de régimes collectifs qui seront offerts, avec différentes options de placement, ce qui ne permettra pas de réaliser des économies d’échelle.

Contrairement au RPC, il n’existe aucune contribution obligatoire des employeurs dans le projet de M. Flaherty; aucune prestation déterminée en fonction de la moyenne des gains en carrière; aucune protection contre l’inflation; et aucune assurance de sa pleine transférabilité. Il est significatif que l’adhésion des employés ne soit pas universelle. Il y aura sans doute une clause de retrait à la discrétion de chaque province.

L’opposition des grandes banques et des institutions financières a permis d’éclipser temporairement la nécessité de bonifier le RPC. Cependant, au moins six provinces appuient la bonification du RPC. Cet enjeu ne disparaîtra pas.

Ken Georgetti
Président, Congrès du travail du Canada

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