Affiché le mercredi, 1 février 2012
(traduction de la lettre publiée dans le Globe and Mail, le samedi 28 janvier 2012)
Relever l’âge de l’admissibilité aux prestations de Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti est le pire moyen de remédier à notre crise imminente du revenu de retraite. Les experts projettent que la moitié de tous les baby-boomers à revenu moyen subiront une importante baisse de leur niveau de vie au cours de leur vieillesse. Cela s’explique par le nombre décroissant d’employeurs offrant un régime de retraite (en baisse de 25 pour cent dans le secteur privé), l’endettement croissant des ménages associé à un faible taux d’épargne et ces REER, avec lesquels nous devons nous débrouillés, qui sont durement touchés par des frais élevés et des rendements faibles.
La bonne manière de s’attaquer à cette crise imminente est d’élargir le Régime de pensions du Canada maintenant afin d’augmenter les revenus des futures personnes âgées. L’introduction progressive d’un RPC élargi permettrait de réduire les coûts futurs de la SV, qui reviennent à subventionner les entreprises qui ne veulent pas offrir de régime de retraite à leurs employés. Pas un sou de l’impôt des contribuables n’est versé au RPC, qui est entièrement financé par les travailleurs et travailleuses et leurs employeurs. Si nous voulons éviter les augmentations d’impôt futures tout en assurant que tous les Canadiens prennent leur retraite dans la dignité, nous devons nous engager maintenant à doubler les prestations futures du RPC.
Ken Georgetti, président, Congrès du travail du Canada

Lettre de Ken Georgetti concernant l’annonce du Premier ministre Stephen Harper sur les modifications à la Sécurité de la vieillesse