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Le droit à l'équité salariale des travailleuses et des travailleurs migrants est maintenu

Affiché le jeudi, 11 décembre 2008

Grâce à la solidarité et à l'appui des syndicats, les travailleuses et les travailleurs étrangers temporaires commencent à voir enfin une justice par rapport à l'exploitation et la discrimination.

Le 3 décembre, un Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique a rendu la décision que trente-huit travailleurs de la construction embauchés à Vancouver sous le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) par Canada Line pour construire un tunnel de transport à grande vitesse avaient été exploités. La compagnie leur doit 2,4 millions de dollars en salaires rétroactifs et dommages parce qu'elle les a payés moins pour le même travail que les autres travailleuses et travailleurs employés pour ce projet.

Le Congrès du travail du Canada (CTC) applaudit les efforts de la section locale 1611 du Construction and Specialized Workers Union (CSWU), du Conseil des métiers de la construction de la C.-B. et du Yukon et de la Fédération du travail de la C.-B., pour leur appui inébranlable des travailleuses et des travailleurs de la construction qui ont été victimes d'exploitation et de discrimination dans le milieu de travail. Les travailleuses et les travailleurs ont posé le geste courageux de joindre les rangs du CSWU après que le syndicat ait découvert qu'ils gagnaient moins que le salaire minimum.

Depuis 2006, le PTET a été élargi au point tel que plus de 200 000 travailleuses et travailleurs étrangers travaillent maintenant, sans protection, dans presque tous les secteurs de l'économie.

Sans règlements de conformité valables et mécanismes de surveillance ou d'exécution, ces travailleurs sont vulnérables à la discrimination. Toutefois, le gouvernement fédéral a facilité l'accès des employeurs à ces travailleurs et ils les exploitent.

Il y a des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs étrangers temporaires embauchés dans chaque province du Canada, sans protection adéquate. Toutefois, la récente décision du Tribunal des droits de la personne de la C.-B. qui a étudié le cas des travailleurs de la construction de RAV en C.-B. a établi un précédent pour le pays tout entier. Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent maintenant agir rapidement pour assurer que les droits de ces travailleuses et ces travailleurs soient respectés en exécutant les réglements, a dit Ken Georgetti, président du CTC. 

Cliquer ici pour lire le communiqué de presse de BCYTC détaillant le cas des travailleurs de RAV devant la justice