Affiché le jeudi, 29 octobre 2009
Les musées constituent une part importante de notre patrimoine national. C’est pourquoi ils ont une responsabilité envers tous les Canadiens et les Canadiennes. Au cours des cinq dernières semaines, la Société du Musée canadien des civilisations (SMCC) qui gère le Musée des civilisations et le Musée de la guerre s’est carrément soustraite de cette responsabilité en refusant de négocier une convention collective équitable avec ses effectifs.
Depuis cinq semaines, 420 membres de l’AFPC travaillant pour les deux musées sont en grève afin d’obtenir une convention collective qui met fin à la précarité d’emploi. Autrement dit, les employés demandent à la SMCC une certaine sécurité d’emploi. Les pratiques d’embauche de l’employeur ont donné lieu aux résultats suivants : 38 % de l’effectif travaille sur une base temporaire; les emplois des membres de l’AFPC sont régulièrement confiés en sous-traitance; les employés du Musée des civilisations et du Musée de la guerre gagnent en moyenne 30 % de moins que ceux des autres musées fédéraux effectuant le même travail.
À la lumière de ce qui précède, le CTC demande à ses trois millions de membres d’un bout à l’autre du pays de s’abstenir de visiter ces deux musées tant que les travailleuses et les travailleurs n’auront pas obtenu une convention collective équitable.
De plus, le CTC demande au gouvernement du Canada d’obliger la SMCC et son PDG, Victor Rabinovitch, à négocier une convention collective qui met fin à la pratique de l’employeur de favoriser les emplois précaires.
Pour en savoir plus, voir notre communiqué du 28 octobre.

Déclaration du CTC sur la grève de l'AFPC au Musée canadien des civilisations