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Déclaration du CTC sur le Sri Lanka

Affiché le jeudi, 13 août 2009

Le mouvement syndical canadien lance un appel à un leadership plus audacieux du Canada relativement au conflit au Sri Lanka

Le Congrès du travail du Canada (CTC) a demandé qu'un cessez-le-feu soit déclaré au Sri Lanka et que l'on permette à des dizaines de milliers de civils de s'échapper de la bande de terres côtières qui est le théâtre de combats et dans laquelle ses habitants et habitantes et des militants et militantes tamouls sont emprisonnés.

Ken Georgetti, président du CTC, a demandé au premier ministre Harper d'aider à établir une coalition de pays afin de faire pression sur le Sri Lanka pour qu'il mette un terme aux hostilités et de prendre sans tarder des mesures pour apporter une aide humanitaire aux personnes en question.

Le CTC a félicité le Canada d'avoir compté parmi les premiers pays à demander un cessez-le-feu, la Grande Bretagne et la France lui ayant emboîté le pas dernièrement. Le président Georgetti trouve qu'il est possible de convaincre d'autres pays de faire de même et de saisir la Conseil de sécurité de l'ONU de la question. Puisque le Canada comprend la communauté de tamouls la plus nombreuse à l'extérieur du Sri Lanka, il a pour responsabilité particulière d'agir pour mettre fin à la catastrophe en favorisant un règlement pacifique du conflit.

L'ONU estime qu'un nombre de civils pouvant atteindre 100 000 sont emprisonnés dans une zone de 20 kilomètres carrés pendant que les Tamil Tigers et le gouvernement du Sri Lanka semblent s'apprêter à se livrer une dernière bataille décisive après un quart de siècle de carnage.

Le président Georgetti a déclaré que le Canada devrait renforcer son leadership en faisant des pressions pour qu'une mission de contrôle du respect des droits de la personne soit établie avec d'autres pays au cours des semaines et des mois à venir. « Il faut à tout le moins permettre aux travailleurs et travailleuses humanitaires d'entrer sans tarder dans la zone de conflit et y donner un accès sans restriction aux journalistes », a-t-il dit.

Les manifestations tenues la semaine dernière à Toronto ont mis en évidence la situation de nombreux citoyens et citoyennes du Sri Lanka et le fait que notre gouvernement doit réclamer plus énergiquement une intervention internationale dans le dossier.

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