Affiché le jeudi, 3 décembre 2009
Il faut que soit conclue une forte entente internationale permettant de tenir compte des besoins et des aspirations de tous et posant les bases du type de société que nous voulons bâtir et léguer aux générations futures.
Nous devons créer un climat propice au changement dans lequel les causes fondamentales de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles, la surproduction, la consommation et le commerce sont reconnus et traités. À l’échelle du globe comme à l’échelle nationale, nous pouvons éliminer peu à peu la dépendance à l’égard des combustibles fossiles pour instaurer une économie verte englobant des emplois décents qui permettent de faire vivre une famille, des économies d’énergie plus importantes, l’efficacité énergétique, le recours aux énergies renouvelables et des transports durables.
Une entente équitable sur le changement climatique prévoirait des réductions obligatoires ramenant les émissions du Nord à au moins 25 % de moins que les niveaux de 1990 d’ici l’an 2020 et à 85 % de moins que les niveaux de 1990 d’ici 2050. Une entente équitable sur le changement climatique comprendrait la reconnaissance des droits des peuples autochtones. Une entente équitable sur le changement climatique nécessiterait des contributions appréciables des pays du Nord au financement des mesures d’atténuation et d’adaptation aidant les pays du Sud à se doter d’économies produisant peu de carbone. Nous avons pour responsabilité d’aider les pays en développement à suivre un chemin propre vers la prospérité.
I. Un besoin pressant d’agir
Le Canada et le reste du monde doivent faire face à la crise climatique, la question la plus brûlante de notre temps. Des politiques basées sur des objectifs à fondement scientifique sont nécessaires et doivent, sans tarder, être mises en application dans le but de réaliser des réductions substantielles dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) reposant sur des objectifs scientifiques.
Le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) a déclaré que pour prévenir les effets les plus catastrophiques du changement climatique, une augmentation de 2°C de la température moyenne mondiale doit être évitée. Pour prévenir ce « point de basculement » de 2°C d’augmentation dans les températures moyennes mondiales, le Canada et les autres pays de l’Annexe I, se voient obligés de réduire d’ici 2020, à tout le moins, leurs émissions totales de GES, de 25 à 40 % sous les niveaux de 1990.
Les syndicalistes canadiens reconnaissent l’urgence de répondre à cette invitation à l’action de la part du GIEC, et offrent un appui vigoureux aux objectifs de 2020 et 2050. Nous reconnaissons que les données scientifiques récentes portent à croire que même de tels objectifs peuvent sous-estimer la gravité de la crise du changement climatique, et nous acceptons l’idée que les réponses nationale et mondiale à ce changement doivent être fondées sur des preuves scientifiques. Nous n’avons pas de temps à perdre : c’est à Copenhague que nous devons nous faire entendre.
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Exposé de position du CTC à la quinzième session de la Conférence des parties à la CCNUCC (CdP 15)