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Financement de l’assurance-emploi

Affiché le vendredi, 19 août 2011

Le gouvernement fédéral vient de lancer des consultations en ce qui concerne la fixation des cotisations d’assurance-emploi.

Actuellement, les taux de cotisation à l’AE augmentent afin de payer le déficit de plus de 10 milliards de dollars dans la « nouvelle » caisse d’assurance-emploi accumulé lors de la dernière récession, malgré un surplus de 57 milliards de dollars enregistré dans « l’ancienne » caisse qui a fermée en 2008.

Le CTC a préparé un document d’information qui soutient que le gouvernement devrait payer les coûts supplémentaires au Régime d’AE durant les récessions, que la caisse d’AE devrait être indépendante du gouvernement et que tout surplus dans la caisse d’AE devrait servir seulement à financer le Régime d’AE.

Une perspective du Congrès du travail du Canada sur le financement du Régime d'assurance-emploi

Introduction : L'importance de l'assurance-emploi

L'assurance-emploi (AE) est un programme des plus importants pour les travailleuses et les travailleurs canadiens, qui a payé quelques 21 milliards de dollars en prestations en 2009 et 2010. Près de deux tiers des dépenses de l'AE sont allouées aux prestations régulières qui offrent un soutien de revenu temporaire aux travailleuses et aux travailleurs involontairement sans emploi afin de leur permettre de chercher un nouvel emploi. L'AE finance aussi des prestations spéciales — congés de maternité/parentaux/adoption ainsi que pour des soins compatissants ou la maladie. Il offre également une gamme de prestations d'emploi et de mesures de soutien qui offrent de la formation et des programme d'adaptation pour les travailleuses et les travailleurs sans emploi admissibles.

L'AE aide modestement à adoucir les répercussions de la récente récession pour plusieurs travailleuses et travailleurs qui ont perdu leur emploi en raison de la récente crise économique mondiale. Le montant total des prestations régulières payées a haussé significativement parce que le taux de chômage a augmenté et le Plan d'action économique du Canada a temporairement prolongé les prestations régulières d'AE, amélioré l'accès au partage d'emploi et offert des prestations d'AE pour la formation pour une plus longue période. Toutefois, le programme exclut plusieurs travailleuses et travailleurs sans emploi et le financement du régime d'AE actuel réduit sont habileté à stabiliser l'économie. Les primes ne baissent pas en période de récession et maintenant, elles augmentent malgré la faible relance économique et les taux de chômage élevés.

Les prestations régulières sont importantes même durant les périodes sans récession où les taux de chômage sont relativement bas, parce qu'à n'importe quel moment, il y a des changements et des variations dans le marché du travail qui entraînent des mises à pied involontaires. Dans l'année qui a précédé la récession de 2006-07, plus de 1,3 millions de nouvelles demandes ont été soumises et des prestations ont été octroyées à des prestataires pour une période moyenne de 18,6 semaines. Télècharger le document en format PDF ici.