Affiché le lundi, 14 mai 2012
Le 17 mai marque la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHO). Il commémore le jour en 1990 quand l’homosexualité a été retirée de la Classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé. Pourtant, dans toutes les régions du monde, des personnes sont encore persécutées, isolées et harcelées en raison de leur sexualité, identité sexuelle ou expression sexuelle. À cette date, le Congrès du travail du Canada (CTC) réaffirme son engagement à soutenir les travailleurs et travailleuses lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT) et s’associe à l’appel lancé pour mettre fin à la discrimination, au harcèlement et à la violence homophobes et transphobes.
Depuis quarante ans, il y a eu d'importants progrès au Canada. Après des dizaines d'années de batailles politiques et juridiques, les gais et lesbiennes ont remporté une importante protection contre la discrimination dans la législation sur les droits de la personne. Désormais, la loi reconnaît les couples de mêmes sexes et permet même leur mariage. Au printemps, la communauté trans de l’Ontario a remporté une victoire importante lorsque le Tribunal provincial des droits de la personne a décrété que les personnes trans pouvaient faire changer la désignation de sexe sur leurs certificats de naissance sans avoir à subir une inversion sexuelle chirurgicale.
Malgré ces importantes victoires, des membres lesbiennes, gais, bisexuels et trans de nos collectivités continuent de se heurter à la réalité de l'homophobie et de la transphobie dans leur quotidien. Les agressions physiques contre les gais et les trans demeurent beaucoup trop fréquentes. Les trans ne sont pas encore clairement protégés par la législation sur les droits de la personne.
Le CTC exhorte les députés et députées à adopter le projet de loi C-279 sur les droits des trans qui modifiera la Loi canadienne sur les droits de la personne de manière à interdire la discrimination fondée sur l’expression sexuelle ou l’identité sexuelle, ainsi que le Code criminel pour inclure l’expression sexuelle et l’identité sexuelle comme groupe reconnu lorsque des infractions sont motivées par des préjugés ou de la haine.
Les trans font partie de notre collectivité. Ce sont nos collègues de travail, nos membres de famille, nos amis et nos êtres chers. Nous devons travailler ensemble afin d’assurer qu’ils bénéficient des mêmes droits et de la même protection contre la discrimination que tous les autres Canadiens et Canadiennes.
Cette année, les membres des syndicats ont fait campagne contre l’homophobie et la transphobie dans les écoles et les lieux de travail partout au Canada. Nous saluons le dévouement et le travail acharné des militants et militantes qui luttent pour un environnement de travail et éducatif sûr, bienveillant et attentionné, en particulier pour les enfants et les jeunes.
Malgré ces progrès et le travail acharné, il reste encore beaucoup à faire pour mettre un terme à l’inégalité et la discrimination contre la communauté LGBT. Le Congrès du travail du Canada exprime sa solidarité avec les lesbiennes, gais, bisexuels et trans du Canada et nous maintiendrons fermement notre engagement à mettre fin à l’homophobie et la transphobie.

Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHO)