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Journée des droits de l`homme

Affiché le mardi, 9 décembre 2008

Il y a soixante années, soit en 1948, l'Organisation des Nations Unies (ONU) a adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme. Cette déclaration établi une norme commune selon laquelle tous les pays doivent respecter seulement trente droits et libertés fondamentaux.

Une fois la Déclaration adoptée à l'unanimité par les pays membres de l'ONU, l'Assemblée générale a demandé à ses membres de faire connaître le texte le plus possible afin que les gens de tous les segments de la société gardent à l'esprit ces importants droits et libertés.

Les travailleurs et les travailleuses savent qu'il importe de maintenir l'accent sur ces droits et libertés fondamentaux parce que cela aide à voir à ce que tous et toutes soient traités avec dignité, respect et équité au travail.

Malgré le soutien unanime de la Déclaration et le fait qu'elle est maintenue bien en vue depuis six décennies, un nombre croissant de travailleurs et travailleuses doivent lutter pour faire respecter leurs droits, y compris le droit à un salaire égal pour un travail égal.
Le paragraphe 2 de l'article 23 de la Déclaration stipule ce qui suit : « Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. »

Aucun pays n'a voté contre ce droit fondamental.

Toutefois, l'ancien ministre du Travail, le député conservateur Jean-Pierre Blackburn, a révélé la façon dont l'actuel gouvernement interprète la Déclaration quand il a écrit : « Je tiens à préciser que la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 est un instrument à caractère non obligatoire. »

Les bons emplois disparaissent

Il est difficile de trouver un bon emploi de nos jours.

Les emplois sont de plus en plus à temps partiel, temporaires, saisonniers ou « d'agence de placement temporaire ».

Actuellement au Canada, 22 % des travailleurs et travailleuses ont des emplois qui ne sont pas à temps partiel ou temporaires, ou les deux.

Près de trois millions de Canadiens et Canadiennes occupent des emplois qui ne sont ni permanents, ni à plein temps. À mesure que l'économie ralentit, la proportion des gens ayant des emplois à temps partiel et temporaires augmente.

En septembre 2008, l'économie canadienne a créé 107 000 emplois, mais 97 000 d'entre eux étaient à temps partiel.

Pour la première fois, il y a plus de personnes travaillant dans le secteur des services que dans le secteur manufacturier. Or, le secteur des services comprend de nombreux emplois à temps partiel et temporaires habituellement occupés par des personnes qui font partie de groupes recherchant l'équité. Par exemple, les femmes racialisées sont plus susceptibles d'avoir un emploi à temps partiel qu'un emploi à plein temps, comme le sont les nouveaux immigrants et immigrantes.

Il arrive trop souvent que les personnes qui ont des emplois à temps partiel, temporaires ou saisonniers gagnent moins que les personnes travaillant à plein temps qui accomplissent le même travail pour le même employeur.

Il arrive trop souvent aussi que ces personnes aient moins d'avantages sociaux que celles qui travaillent à plein temps, ou qu'elles n'aient pas d'avantages sociaux du tout.

Au Canada, il est illégal de rémunérer une personne moins qu'une autre en raison de sa race, de sa religion ou de son sexe. Cependant, la discrimination à l'égard des personnes qui ont des emplois à temps partiel ou temporaires est courante.

Selon les statistiques :

  • Les personnes travaillant à contrat gagnent 8 % de moins par heure que les employés ou employées à plein temps accomplissant le même travail.
  • Les travailleurs et les travailleuses occasionnels gagnent 24 % de moins.
  • Les travailleurs et les travailleuses saisonniers gagnent 28 % de moins.
  • Les personnes travaillant par l'entremise d'agences de placement temporaire gagnent 40 % de moins.
  • Il est clair que les membres de la population canadienne qui occupent des emplois temporaires et à temps partiel font l'objet d'une discrimination au travail - simplement parce qu'ils ont des emplois à temps partiel ou temporaires.

Les personnes travaillant à temps partiel ont besoin de la protection prévue par la Déclaration des droits de l'homme. Il s'agit souvent de femmes, de personnes racialisées ou de nouveaux venus qui font partie des communautés recherchant l'équité qui ont besoin de la solidarité du mouvement syndical canadien.

Le Congrès du travail du Canada représente plus de 3 millions de personnes, chacune desquelles a droit à un salaire égal pour un travail égal.

Soixante années plus tard, il est temps de mettre fin à la discrimination fondée sur la situation d'emploi.

Rendez-vous à l'adresse www.equalpay.ca pour obtenir de plus amples renseignement sur cette importante lutte.