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La CISD demande que la riposte au VIH/sida fasse partie de l’initiative du G8 pour la santé infantile et maternelle

Affiché le mardi, 23 mars 2010

Les activités de sa campagne cibleront les député-es canadien-nes et le premier ministre

La Coalition interagence sida et développement et ses 100 organismes membres, aux quatre coins du pays, joignent leur voix à celle du Congrès du travail du Canada (CTC) et à ses syndicats affiliés dans le monde, pour exhorter les dirigeants des pays du G8 et du G20 à réaliser l’accès universel à la prévention, aux traitements, aux soins et au soutien en matière du VIH – un élément qui doit faire partie intégrante de l’initiative du G8 pour la santé infantile et maternelle.

La CISD appuie les « Journées d’action » prévues par le mouvement syndical du 21 mars à la fin d’avril 2010. La campagne inclura une pétition électronique, des lettres, des rencontres avec les député-es et des manifestations pour souligner l’échec du G8 à tenir sa promesse de réaliser l’accès universel. Les jours d’action sont planifiés de manière à précéder la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du G8 et du G20, à Ottawa les 29 et 30 mars, et celle des ministres du Développement international, à Halifax du 26 au 28 avril.

La mission de la CISD est de réduire la propagation du VIH et d’atténuer les répercussion du VIH et du sida dans les pays et communautés pauvres en ressources; elle l’accomplit en offrant du leadership et en contribuant activement à la riposte canadienne et internationale.

« Le sida est la principale cause mondiale de décès parmi les femmes en âge de procréer. De grands pas vers l’accès universel aux traitements et à la prévention ont été faits, mais on ne peut pas risquer que ce progrès recule », résume Nicci Stein, directrice générale de la CISD. « Un solide engagement du G8 et du G20 à atteindre le but de l’accès universel doit inclure un échéancier clair de mise en œuvre ainsi que d’un soutien financier adéquat au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. »

Le Fonds mondial a été créé par les pays du G8, en 2005, pour répondre à la crise mondiale du sida. En dépit des appuis financiers initiaux de ces pays, de vives préoccupations s’expriment à présent : les niveaux actuels du financement versé au Fonds mondial ne parviendront pas à satisfaire la demande mondiale croissante de services essentiels et de programmes de lutte contre le VIH/sida.

Les dirigeants des pays du G8 doivent concrétiser les engagements qu’ils ont exprimés, plutôt que de limiter leur attention à une nouvelle cible. « La campagne du Congrès du travail du Canada et de la CSI Afrique revendique l’imputabilité. Les leaders entendront parler des personnes qui sont les plus affectées par cette maladie », explique Evan Collins, vice-président de la CISD et représentant nord-américain auprès du Conseil de coordination de programme de l’ONUSIDA (Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida).

« Le point de mire du G8 sur la santé des femmes et des enfants est bienvenu. Plusieurs femmes qui vivent avec le VIH dans des pays en développement n’ont pas accès aux moyens de prévenir la transmission du VIH au fœtus qu’elles portent ou à leur nourrisson – une réalité qui a été pratiquement éradiquée dans les pays industrialisés. Cependant, la réussite de l’initiative pour la santé maternelle et infantile sera compromise si elle n’englobe pas la gamme complète des besoins des femmes séropositives au VIH et de celles qui ont des risques d’infection », précise M. Collins.

L’appui de la CISD à la campagne du mouvement syndical découle de ses liens de collaboration avec le CLC et s’enracine dans les valeurs d’équité et le respect des droits de la personne dans le contexte du VIH et du développement international, qu’elle prône. Le matériel pour participer à la campagne est accessible sur le site Internet de la CISD, à www.icad-cisd.com.