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VIH/sida : les syndicats canadiens réclament l’accès universel

Affiché le lundi, 30 novembre 2009

À l’occasion de la Journée mondiale contre le sida, le Congrès du travail du Canada (CTC) voit une bonne nouvelle dans les récentes données de l’ONU que comprend le rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2009 et qui indiquent que le nombre mondial des nouvelles infections est inférieur de 17 % à ce qu’il était il y a huit ans.

Toutefois, il ne faut pas permettre que cette bonne nouvelle masque la menace que le VIH et le sida continuent de faire peser sur le monde. Les progrès obtenus de haute lutte sont fragiles et réversibles.

La nouvelle est très importante du point de vue des points chauds de l’infection en Afrique subsaharienne, en Asie et en Europe orientale. Cependant, le Canada et les autres pays doivent demeurer vigilants devant une pandémie dont meurent 2 millions de personnes chaque année et qui fait 2,7 millions de nouveaux cas d’infection par année. À l’échelle mondiale, 33,4 millions de personnes vivent actuellement avec le sida.

Les données récentes prouvent que la prévention de l’infection à VIH a un effet très considérable et que les gouvernements et les organismes intergouvernementaux, y compris le G-8 et le G-20, doivent mettre en œuvre d’autres programmes stratégiques. Il est particulièrement important d’intensifier les efforts de prévention faits auprès des personnes d’âge actif, chez lesquelles se produit une écrasante majorité des nouvelles infections à VIH.

Accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui relatifs au VIH

Malgré le taux de mortalité élevé, l’ONUSIDA et l’OMS estiment que la disponibilité d’un traitement efficace en 1996 a permis de sauver environ 2,9 millions de vies. Cependant, les pénuries de médicaments et l’imprévisibilité des ressources causée par la crise financière mondiale ont illustré la fragilité des progrès.

Il y a d’énormes disproportions entre les pays industrialisés et les pays en développement pour ce qui est de la disponibilité du traitement et des services de prévention de l’infection à VIH. Le CTC se joint à des syndicats du monde entier pour lancer un appel à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui relatifs au VIH. L’accès à la thérapie antirétrovirale a contribué grandement à la réduction des nouvelles infections chez les enfants. Il faut voir à ce que cet accès soit partagé plus équitablement. Bien que les mesures de prévention de l’infection à VIH soient bien connues, les fonds affectés à la mise en œuvre de stratégies de prévention sont grandement insuffisants dans de nombreux pays.

Les dirigeants des pays les plus prospères du globe, au G-8 de 2005, se sont engagés à assurer l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui d’ici 2010. Quand ils se réuniront au Canada l’année prochaine, le non-respect du délai par les pays membres du G-8 et du G-20 crèvera les yeux, 2 millions de personnes de plus seront mortes et 2 millions de plus seront infectées.

Il faut agir dès maintenant.

Favoriser l’accès universel par des mesures prises en milieu de travail

Le CTC a signé une entente de partenariat avec l’organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI). Les deux parties ont convenu de mettre en oeuvre un programme d’action commun afin de faire comprendre aux travailleurs et travailleuses des deux continents l’urgence de la réponse au VIH et au sida.

Les lieux de travail peuvent jouer un rôle critique mais souvent négligé en matière de prévention de l’infection à VIH et, dans certains cas, de traitement et de prestation d’un éventail de services ayant trait au sida. Il est d’une importance cruciale d’appuyer les programmes mis en oeuvre en collaboration entre les employeurs et les syndicats et d’appuyer davantage le Programme de Global Unions sur le sida.