Par Marie Clarke Walker on lundi, 7 septembre 2009
(Projet seulement)
Consoeurs et confrères, je suis heureux (heureuse) de vous saluer en solidarité en cette fête du Travail de 2009 au nom des 3,2 millions de travailleurs et travailleuses qui font partie du Congrès du travail du Canada!
Nous sommes ici pour célébrer les grandes réalisations du mouvement syndical – des travailleurs et travailleuses qui ont bâti notre merveilleux pays – mais nous devons également nous rappeler que les luttes qu’ils ont livrées par le passé sont les mêmes que nous livrons aujourd’hui.
Et les travailleurs et travailleuses qui ont bâti notre mouvement syndical – en commençant par les premiers syndicats créés pendant les années 1870 – auraient un message clair à nous transmettre à tous actuellement : luttez comme des diables pour les travailleurs et les travailleuses!
C’est ce qu’ils ont fait pour créer nos syndicats et améliorer les salaires et les conditions de travail – contre l’opposition terrible des employeurs cupides et de leurs amis au sein des gouvernements.
Aujourd’hui, nous devons malheureusement constater que pendant que notre pays rend hommage aux travailleurs et travailleuses pour les contributions qu’ils ont apportées à notre société, plus de 1,6 million de Canadiens et Canadiennes sont en chômage.
Ce qui est encore pire, c’est que seuls la moitié d’entre eux – soit 800 000 travailleurs et travailleuses – reçoivent des prestations d’assurance-emploi parce que les règles établies par le gouvernement fédéral sont tout à fait inéquitables.
Cela veut dire que des centaines de milliers d’autres travailleurs et travailleuses s’efforcent de survivre grâce à l’aide sociale ou à l’aide de parents et amis.
Or, le premier ministre Stephen Harper a déclaré que le Régime d’AE est généreux.
Et l’excédent de ce régime atteint actuellement un scandaleux 57 milliards de dollars!
C’est à cause de cet intolérable mépris des travailleurs et travailleuses dans le besoin que le CTC lutte pour réparer l’AE.
Pendant que des travailleurs et travailleuses souffrent, les PDG font la fête.
Ils profitent encore de leurs millions de dollars de primes!
La cupidité sans précédent des entreprises n’est possible que parce que les gouvernements de droite leur ont permis de voler les gens impunément!
En fait, le gouvernement Harper conduit la voiture utilisée par les grandes entreprises pour fuir après le vol.
Et le vol se produit même dans le secteur public.
L’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public – qui gère les fonds de pension des employés et employées du secteur public fédéral – a essuyé une massive perte de 9 milliards de dollars l’année dernière, mais cela n’a pas empêché six de ses hauts dirigeants de recevoir près de 4 millions de dollars de primes!
Pourquoi leur versons-nous des primes pour qu’ils perdent de l’argent? Avons-nous perdu la raison?
Pourquoi les seuls contrats de travail que nos gouvernements défendent sont-ils ceux des PDG qui prévoient des salaires et des primes gonflés?
Dans le cas des travailleurs et travailleuses, ils ne sont que trop prêts à déchirer les contrats!
Et pendant que les cadres de direction reçoivent des suppléments de rémunération pour perdre de l’argent, les travailleurs et les travailleuses voient réduire leurs pensions durement gagnées.
Ce qui est encore pire, c’est que plus de 60 % des travailleurs et travailleuses du Canada ne sont même pas assujettis à un régime de retraite professionnel.
Il est temps d’améliorer radicalement le Régime de pensions du Canada, qui est le plus grand régime à prestations déterminées du Canada et auquel sont assujettis 93 % des travailleurs et travailleuses du Canada.
C’est pour cela qu’en cette fête du Travail de 2009, le Congrès du travail du Canada lance une campagne pour doubler les prestations de notre régime public, le Régime de pensions du Canada, d’ici sept à dix ans.
Il est temps que chacune des personnes qui ont travaillé dur pour bâtir notre pays puisse prendre sa retraite dans la dignité et en sécurité plutôt que dans la pauvreté et la crainte de perdre ses maigres prestations!
Nos personnes âgées ont passé leur vie entière à contribuer à la société – en tant que travailleurs ou travailleuses, bénévoles et contribuables ayant financé les soins de santé publics, l’éducation et les services sur lesquels nous comptons tous.
Le Congrès du travail du Canada trouve tout simplement inacceptable que ces personnes soient obligées de vivre dans la misère à cause de l’insuffisance de leurs revenus de retraite alors qu’elles devraient profiter des années dorées de leur vie!
Je vous demande d’appuyer ce qui pourrait être la contribution la plus importante et la plus durable du mouvement syndical aux programmes sociaux du Canada depuis les travaux qu’il a accomplis il y a quarante ans pour donner naissance à l’assurance-maladie publique, c’est-à-dire l’instauration d’un Régime de pensions du Canada sur lequel les travailleuses et les travailleurs retraités peuvent vraiment compter pour vivre leur retraite à l’aise dans la dignité et le respect.
En ce jour de la fête du Travail où nous célébrons les réalisations des travailleurs et travailleuses, mettons notre solidarité à contribution afin de lutter encore plus fort pour le bien des travailleurs et travailleuses du Canada!
Merci et passez une belle fête du Travail!

Allocution à l'occasion de la parade de la fête du Travail à Toronto