Par Barbara Byers on vendredi, 26 mars 2010
Consoeurs et confrères,
C’est un honneur pour moi de me trouver parmi vous aujourd’hui et de vous transmettre les salutations du président Ken Georgetti, de la vice-présidente exécutive Marie Clarke Walker, du secrétaire-trésorier Hassan Yussuff et des 3,2 millions de travailleuses et de travailleurs qui font partie du Congrès du travail du Canada.
Je vous salue également au nom des membres du personnel du CTC, qui travaillent pour vous et avec vous chaque jour. Ils font partie du Syndicat des employées et employés professionnels et de bureau et du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier. Un des membres de notre personnel, Amber Hockin, se trouve ici aujourd’hui.
Je dirais à ceux qui ne la connaissent pas qu’Amber est la directrice régionale de la région du Pacifique. Elle a de nombreux talents.
Je propose qu’Amber soit l’une des premières personnes avec lesquelles vous communiquerez si vous cherchez de l’aide en matière d’éducation des membres. Elle a de nombreuses années d’expérience en éducation syndicale, elle est une mine de connaissances et elle a généreusement partagé ses compétences avec bon nombre d’entre nous.
Je remercie votre président, le confrère Tom Dufresne, et votre Exécutif d’avoir invité le CTC à se joindre à vous.
Tom est un estimé membre du Conseil exécutif du CTC. Sa participation en votre nom permet de voir non seulement à ce que la voix du SIDM soit bien entendue au sein du mouvement syndical, mais aussi à ce que les questions qui tiennent à coeur à votre syndicat soient comprises par tous les affiliés et fassent l’objet de discussions entre eux.
On m’a demandé de traiter du thème de votre congrès, soit « comment les syndicats doivent aller de l’avant ».
Ce n’est guère facile en 20 minutes! Le sujet nécessite une discussion beaucoup plus longue sur nos activités actuelles qui sont efficaces, sur ce que nous devons faire à l’avenir, sur le changement de la démographie dans nos lieux de travail et sur bien d’autres sujets.
Bien que je ne puisse pas présenter une réponse unique à la question, je dirais que le mouvement syndical a des défis monumentaux à relever et que nous sommes déterminés à aller de l’avant dans l’intérêt de nos membres et des citoyennes et citoyens qui veulent vivre dans l’égalité, la dignité et la justice.
Collectivement, nous relevons le défi de défendre les droits que nous avons obtenus au prix de maintes luttes et d’améliorer ces droits.
Actuellement, nous progressons et nous nous organisons pour améliorer le mouvement syndical dans l’immédiat et pour les générations futures.
Du point de vue du thème de votre congrès, je tiens à situer la question dans le contexte de la crise économique et de l’emploi que nous vivons et de l’examen structurel interne du CTC et prendre pour exemple une de nos grandes campagnes pour vous montrer que nous relevons les défis qui nous sont lancés et vous indiquer les raisons pour lesquelles chacun d’entre vous doit participer aux efforts.
Commençons par traiter de la crise économique et de l’emploi.
Plus de 1,5 million de personnes, soit 8,2 % de notre main-d’oeuvre, sont en chômage.
Et le vrai taux de chômage, soit celui qui tient compte des personnes qui sont découragées de chercher du travail et celles qui travaillent involontairement à temps partiel, est de 12,1 %.
Comme vous le savez, avant que le pire de l’effet de la crise ne se fasse sentir, les gouvernements fédéraux libéraux et conservateurs ont volé 57 milliards de dollars au Régime d’AE afin d’accorder des réductions d’impôt à leurs amis.
Plus de 250 000 emplois à plein temps ont été éliminés depuis octobre 2008.
Et le gouvernement de Stephen Harper n’a pas de stratégie globale sur l’industrie, l’emploi et la formation. Il n’a pas de plan pour remettre les Canadiennes et les Canadiens au travail.
La crise financière a mis en évidence un autre fait inquiétant, dont le mouvement syndical traite depuis quelques années. Le système d’épargne-retraite du Canada est grandement dégradé et doit être réparé de toute urgence.
Consoeurs et confrères, c’est à cet égard que les syndicats peuvent permettre à notre pays tout entier d’aller de l’avant. Il peut s’agir d’une lutte pour les générations actuelles et futures et pour la santé économique et sociale des citoyennes et des citoyens de notre pays.
La réunion des affiliés qui doit avoir lieu la semaine prochaine sur l’examen de la structure du CTC portera sur cinq domaines dans lesquels la Commission de l’examen de la structure croit que le CTC doit concentrer ses activités.
Ces domaines sont les suivants :
• L’amélioration de l’image de marque du mouvement syndical.
• La recherche, l’éducation et l’établissement de politiques.
• Les campagnes et la coordination d’activités.
• La défense de causes et l’influence sur la législation.
• La solidarité internationale.
J’y reviendrai plus tard. Cependant, je crois que notre campagne sur les pensions illustre les rapports sous lesquels il peut être utile de concentrer les efforts dans ces domaines afin de voir à ce que se matérialisent les changements dont les personnes retraitées actuelles et futures ont besoin.
Notre campagne sur les pensions a trait à l’amélioration de la vie de nos membres et de tous les citoyens et les citoyennes.
La crédibilité dont nous jouissons auprès de nos membres et du public tient à ce pour quoi nous sommes prêts à lutter, soit les pensions établies par suite de négociations auxquelles il est porté atteinte et des pensions pour les personnes qui n’ont pas droit à des pensions acceptables ou qui n’en ont pas du tout.
Nous devons mener les activités d’éducation coopérative et les campagnes nécessaires pour montrer ce que la retraite réserve à bien des personnes, y compris vos amis et voisins, votre famille étendue et vous-même.
Quelles sont les réalités auxquelles doivent faire face les personnes qui sont retraitées ou qui prévoient prendre leur retraite?
Un trop grand nombre de Canadiens et de Canadiennes vivent leur retraite dans la pauvreté et le désespoir.
Il est tout à fait inexcusable que 1,6 million de personnes âgées – dont environ 35 % reçoivent des pensions publiques – vivent de moins de 15 000 $ par année.
Bon nombre de ces personnes sont des femmes, dont les histoires sont à fendre le coeur. Plus tôt ce mois-ci, pendant un forum sur les pensions tenu par le CTC à Windsor, nous avons entendu une femme qui a perdu sa maison, sa voiture et toutes ses économies. Au cours de ce qui devrait être ses années dorées, elle vit dans un petit appartement à loyer fixé en fonction du revenu, de l’aide sociale et du recours aux banques d’alimentation.
Et la situation empire, parce que les régimes de retraite existants subissent des assauts.
L’effondrement économique causé par la cupidité des entreprises et l’absence de réglementation a radicalement réduit les prestations que prévoient de nombreux régimes.
Des employeurs peu scrupuleux incitent de plus en plus les travailleuses et les travailleurs à accepter des régimes de retraite inférieurs à cotisations déterminées, dans lesquels les revenus dépendent du marché à risque élevé, au lieu des régimes à prestations déterminées que nous nous sommes toujours efforcés d’obtenir.
Et la soi-disant solution aux soucis en matière de retraite, soit les régimes enregistrés d’épargne-retraite, s’est révélée être un échec total.
Seul le tiers des contribuables canadiens a cotisé à un REER en 2008.
Et les REER, comme la bourse, ont perdu des milliards de dollars au cours de la crise actuelle.
C’est pourquoi le Congrès du travail du Canada a lancé sa campagne pour la réforme de l’épargne-retraite. Parce que nous connaissons un meilleur moyen par lequel toutes les personnes pourront économiser en vue de leur retraite.
Notre plan est très simple et a été qualifié de « radical » par ceux qui s’y opposent, ce qui doit signifier que nous sommes dans la bonne voie! Nous devons doubler les prestations du Régime de pensions du Canada, jusqu’à un maximum de 1 635 $ par mois.
Cela peut sembler radical, mais le doublement des prestations du Régime de pensions du Canada échelonné sur une période de 7 à 10 années peut facilement être réalisé.
Pourquoi doubler les prestations du RPC?
Parce que le RPC couvre déjà 93 % de l’ensemble des Canadiens et Canadiennes, qu’ils soient syndiqués ou non.
Parce que les prestations du RPC sont transférables : vous continuez d’y avoir droit où que vous travailliez et peu importe le nombre de fois que vous changez d’emploi.
Parce que le régime est universel : tous les travailleurs et les travailleuses y cotisent, qu’ils soient des salariés ou qu’ils travaillent à leur compte.
Et parce que le RPC est intégré à la plupart des régimes de retraite des personnes qui en ont.
L’amélioration du RPC est donc le moyen le plus simple et le plus efficace d’améliorer radicalement la sécurité de la retraite de tous les Canadiens et les Canadiennes.
Il s’agit de préparer l’avenir. Cette mesure de réforme profiterait le plus aux jeunes travailleurs et travailleuses – comme vos enfants – car ils paieraient des cotisations plus élevées pendant une période plus longue que les autres et bénéficieraient d’une pension bien meilleure.
Cependant, les travailleurs et les travailleuses plus âgés en profiteraient aussi au cours de leur retraite.
Le plan du CTC sera-t-il efficace? La réponse simple est « oui ».
Il a été jugé viable par Bernard Dussault, ancien actuaire en chef du Régime de pensions du Canada.
Une majoration des cotisations d’à peine 0,4 % par année pour les sept prochaines années permettrait de voir à ce que les travailleuses et les travailleurs qui prennent leur retraite n’aient pas à faire le même choix que la femme de Windsor : recourir aux banques d’alimentation ou crever de faim.
Cependant, il ne sera pas facile de convaincre le gouvernement de doubler les prestations du Régime de pensions du Canada.
Les banques et les institutions financières tirant de gros profits de la vente de REER s’opposent déjà à l’idée.
Mais nous savons qu’avec votre aide, nous pouvons gagner.
Rappelez-vous que le mouvement syndical du Canada a aidé à créer l’assurance-chômage et l’assurance-maladie publique ainsi que d’autres importants programmes sociaux en persuadant d’abord ses membres et ensuite le grand public que ces programmes aideraient tous les Canadiens et les Canadiennes.
Nous allons remettre ça. La retraite en sécurité et dans la dignité devrait être un droit pour tous et non le privilège de quelques-uns.
Grâce à votre engagement et à votre action, nous pouvons profiter de l’occasion d’une vie de changer l’histoire en mieux, comme l’a fait Tommy Douglas.
C’est ce que Tommy Douglas et la CCF ont fait en Saskatchewan pendant les années 1960 en instaurant le premier régime public de soins de santé du Canada, régime qui a été si populaire qu’il n’a pas tardé à se répandre dans l’ensemble du pays sous la forme de l’assurance-maladie publique.
L’assurance-maladie publique a changé pour de bon la façon dont les Canadiennes et les Canadiens protègent leur santé.
Et nous pouvons en faire autant, en réformant les pensions d’une manière qui changera pour de bon la façon dont les Canadiennes et les Canadiens protègent leurs années de retraite.
Le CTC croit que deux autres changements majeurs sont indispensables à tous les travailleurs et les travailleuses.
Il faut accroître le Supplément de revenu garanti de 15 % sur-le-champ afin de permettre aux personnes âgées d’échapper à la pauvreté.
Et le Congrès du travail du Canada veut que soit créé un régime fédéral d’assurance sur les pensions.
Nous assurons notre vie, nos habitations, nos automobiles et nos emplois, mais nous n’assurons pas nos pensions! Ce n’est pas sensé.
Un trop grand nombre de travailleuses et travailleurs ayant cotisé à des régimes de retraite ont découvert que ces régimes ne valent rien quand l’employeur fait faillite et que les détenteurs d’obligations de pacotille font valoir leurs droits.
Prenez par exemple la femme du Nouveau-Brunswick qui a travaillé pendant 16 années pour une papetière. Dès que celle-ci a fait faillite, les courtiers en obligations de pacotille sont intervenus.
Savez-vous quel montant elle a tiré du régime de retraite? Quatre cents dollars! Non pas 400 $ par mois, ni même 400 $ par année. Un total de 400 $. Après avoir cotisé au régime pendant seize années!
Si nous mettons en pratique le même principe qui assure nos dépôts bancaires, une assurance sur les pensions coûtant 2,50 $ par année protégerait des travailleurs et travailleuses comme elle.
Voilà le plan du Congrès du travail du Canada en matière de sécurité de la retraite. Il est simple, économique et réalisable.
Il nous reste à aller convaincre les membres de syndicats et le public de la nécessité de procéder sans tarder à une réforme des pensions.
Nous savons que nous pouvons y arriver, parce que les problèmes crèvent les yeux.
Et les solutions aussi.
En doublant les prestations du Régime de pensions du Canada, en accroissant le Supplément de revenu garanti et en protégeant nos pensions professionnelles grâce à une assurance sur les pensions, nous pouvons voir à ce qu’aucun Canadien ou Canadienne ne prenne sa retraite dans la pauvreté.
Quand nous disons que les syndicats doivent aller de l’avant – comme le thème de votre congrès le laisse entendre – que pourrait-il y avoir de plus important que de voir à ce que le mouvement syndical donne le pas à l’amélioration des programmes sociaux la plus importante de notre vie?
Cela me ramène à la question de l’avenir des centrales syndicales dont bon nombre d’entre nous discuteront la semaine prochaine.
Si nous consacrons notre réflexion et nos ressources humaines et financières à l’obtention de la sécurité de la retraite pour tous, nous ferons avancer le mouvement syndical dans tous les domaines clés en question.
Quel meilleur moyen d’améliorer l’image de marque du mouvement syndical que d’améliorer la vie à la retraite de nos parents et voisins, des membres de notre famille et de nos propres membres?
Nous avons effectué les recherches et établi les politiques. Nous devons maintenant élargir l’éducation de nos membres et du public sur les dossiers.
Combien d’entre vous s’engageront à contribuer à la campagne qui nécessitera votre aide à bien des égards?
La première mesure à prendre consistera peut-être à assimiler les documents disponibles sur notre site Web et à vous assurer de parler à chacun des membres que vous représentez, à tous les membres de votre famille et au plus grand nombre possible d’amis et de voisins pour leur faire savoir pourquoi nous nous efforçons d’accroître la sécurité de la retraite de tous.
Le succès de notre campagne, de notre coordination d’activités, de nos efforts de défense de cause et de nos activités destinées à influencer la législation nécessite la collaboration de toutes les personnes ici présentes et de toutes les personnes qu’elles connaissent.
Cela signifie que nous devons nous adresser à un groupe beaucoup plus vaste et plus diversifié. La démographie de notre pays change. Le nombre de femmes dans les lieux de travail augmente et elles modifient leurs lieux de travail et leurs syndicats.
Il y a plus de travailleuses et travailleurs de couleur, de nouveaux Canadiens et Canadiennes, de travailleuses et travailleurs autochtones et de travailleurs et travailleuses gais et lesbiennes qui s’affichent. Nos lieux de travail, nos syndicats, votre assemblée de congrès seront très différents dans 10 ans. Ils devront être beaucoup plus diversifiés pour que notre survie soit assurée. Le moment est venu de tendre la main aux différentes communautés en leur présentant notre plan visant à assurer la sécurité de la retraite à leur famille et à eux et de voir à ce qu’ils sachent que le mouvement syndical est accueillant pour tous et veut améliorer la vie de chaque personne.
Je tiens à traiter en dernier lieu de la solidarité internationale. Bien entendu, si le mouvement syndical atteint ses objectifs en matière de sécurité de la retraite, cela aidera les gens du monde entier qui luttent eux aussi pour obtenir des protections sociales. Je tiens à mentionner un moment de solidarité internationale qui a été remis en évidence il y a à peine quelques semaines et qui continuera de nous influencer tous.
Je suis la représentante des travailleuses et travailleurs canadiens auprès de l’Organisation internationale du travail. La veille de mon départ pour participer aux réunions de l’OIT à Genève, j’ai assisté à St. John, au Nouveau-Brunswick, à une cérémonie rendant hommage à l’Association internationale des débardeurs pour une action qu’elle a prise en 1979.
Il y a trente et un ans, les membres de l’AID ont refusé de charger un navire argentin qui devait accueillir 120 millions de dollars d’eau lourde.
Les syndicalistes du Nouveau-Brunswick ont refusé de franchir le piquet de grève devant la « cargaison interdite » parce que le répressif régime militaire d’Argentine avait neutralisé les droits humains et incarcéré des milliers de personnes. Seize des personnes emprisonnées étaient des syndicalistes.
En raison des actions de nos camarades du Nouveau-Brunswick, 11 de ces syndicalistes ont été relâchés sur-le-champ. Trois autres ont été exilés et deux se sont vu imposer des peines d’emprisonnement.
Bien des personnes avaient oublié les événements de 1979 jusqu’à ce que le gouvernement d’Argentine rende hommage à Pat Riley et à l’AID pour leurs actions.
J’ai eu le privilège d’assister à la cérémonie pendant laquelle Pat a reçu l’Orden de Mayo (l’ordre de mai au mérite), plus haute décoration pouvant être décernée par le gouvernement d’Argentine à une personne ne ressortissant pas à ce pays qui s’est distinguée par ses services et ses efforts personnels méritant la reconnaissance de la nation.
Nous avons entendu parler l’ambassadeur de l’Argentine et certains Canadiens d’origine argentine ont raconté dans quelles circonstances ils ont émigré au Canada parce qu’ils étaient persécutés par le régime dans leur pays et qu’ils savaient que les Canadiennes et les Canadiens étaient prêts à défendre la justice et la dignité.
Cela a été émouvant et cela m’a rappelé pourquoi j’aime notre mouvement syndical.
L’honneur et la reconnaissance que symbolise l’Orden de Mayo doivent être rendus également aux débardeurs et aux cheminots, aux travailleuses et travailleurs de St. John et du Nouveau-Brunswick et à toutes les autres personnes qui se sont jointes au piquet de grève, ainsi qu’à l’ensemble du mouvement syndical canadien et aux groupes confessionnels et environnementaux qui ont appuyé l’action.
Or, voici que le premier événement auquel je participe depuis mon retour de Genève hier est le congrès du SIDM, dont le thème a trait à l’avenir.
Quand nous nous mobilisons pour provoquer un changement et améliorer la vie de tous et faire régner la justice et respecter la dignité, dans tout pays, nous ne savons jamais quel effet nos actions auront.
Comme l’a dit Jimmy Orr, un des débardeurs qui a refusé de franchir le piquet de grève le jour en question, « Tous les membres actuels et futurs seront fiers des mesures que nous avons prises ce jour-là ».
Que les efforts que nous faisons actuellement pour assurer la sécurité de la retraite dans le futur témoignent de l’étoffe de notre mouvement syndical. Que les mesures que nous prenons maintenant soient célébrées au cours des futurs congrès du SIDM. Que nos enfants et nos petits-enfants sachent que nos luttes actuelles ont influencé grandement leur vie de demain.
Merci. Au plaisir de collaborer avec vous dans bien des dossiers.
Solidarité, consoeurs et confrères, car l’union nous rendra forts!

Discours au Congrès du SIDM