Par Ken Georgetti on mardi, 2 mars 2010
(Comparer au discours prononcé)
La possibilité que le budget de cette semaine réduise les services publics ou les pensions des travailleuses et des travailleurs du secteur public préoccupe vivement le Congrès du travail du Canada.
Soyons clairs! Le mouvement syndical du Canada luttera contre les réductions injustes.
Réduire les services publics créerait un autre problème. Ce ne serait pas une solution à notre crise économique.
À un moment où le Canada compte 1,5 de personnes en chômage, il est évident que nous avons besoin d’un plan global de création d’emplois – et non de réductions qui ralentiraient encore plus notre économie.
Le premier ministre, Stephen Harper, a l’obligation de remettre le Canada au travail – non de mettre encore plus de personnes au chômage.
Lorsque les sans-emploi trouvent du travail, ils paient des taxes et des impôts, ils achètent des produits et des services, et ils stimulent l’économie.
Couper dans les services publics et les pensions dont nous avons besoin serait désastreux.
Ce ne serait pas une façon d’équilibrer le budget – mais plutôt une façon d’accroître le nombre des personnes au chômage.
Il est évident que pendant une récession les gens dépendent plus que jamais des services publics.
On a laissé entendre que le gouvernement fédéral pourrait couper dans les pensions du secteur public. Cela aussi me préoccupe énormément.
Les pensions ne sont pas un « cadeau » du gouvernement fédéral. Les pensions sont des revenus différés des travailleurs et des travailleuses qui ont cotisé à même leurs chèques de paie – des revenus sur lesquels ils comptent pour vivre dans la dignité et la sécurité à la retraite.
Si le gouvernement fédéral tente de couper dans les pensions, le mouvement syndical en entier – et non seulement les syndicats du secteur public – luttera de toutes ses forces.
Le gouvernement fédéral devrait faire du Régime de pensions du Canada un véritable régime de pensions sur lequel tous les Canadiens et les Canadiennes pourraient compter à la retraite.
Le CTC demande au gouvernement de doubler les prestations du Régime de pensions du Canada sur une période de 7 à 10 ans.
Ce serait un héritage durable dont les jeunes bénéficieraient le plus, mais qui contribuerait également à apporter une aide aux personnes qui approchent de la retraite.
S’assurer qu’aucun Canadien ni aucune Canadienne ne vit dans la pauvreté à la retraite devrait être une priorité du gouvernement.
L’idée que le gouvernement fédéral puisse, en fait, couper dans les pensions de ses propres travailleurs et travailleuses est répugnante.
Il est temps d’améliorer la sécurité de tous les Canadiens et Canadiennes à la retraite – et non de s’attaquer aux régimes de pensions des travailleurs et des travailleuses qui fournissent à notre pays de précieux services publics.
Merci.

Discours à l’occasion de la Conférence de presse de l’AFPC sur le budget fédéral