Par Barbara Byers on mardi, 4 mai 2010
Vous voulez sans doute savoir pourquoi le Congrès du travail du Canada est pour le registre des armes à feu et contre le projet de loi C-391.
Notre effectif est aussi diversifié que le Canada – des femmes et des hommes, en ville et en région – nous représentons une diversité d'intérêts et de passions.
Nous avons depuis longtemps une politique relativement au contrôle des armes à feu.
Cette politique est le reflet de la volonté d'équilibre que nos membres ont fait connaître à notre assemblée générale par la voix de leurs délégués.
Plusieurs de nos membres vivent de la violence en milieu de travail.
Les armes les plus accessibles à la maison sont les carabines et les fusils de chasse. Ce sont aussi les armes les plus utilisées dans les cas de violence impliquant une arme à feu au travail.
Les facteurs de risques liés au suicide et à la violence sont étroitement liés – l'accès à une arme à feu combinée à une crise dans la vie personnelle ou à une perte d'emploi est une combinaison mortelle.
Il faut s'assurer que les forces policières, les premiers répondants dans ces types de situations, en sachent le plus possible lorsqu'un événement se produit – y compris sur le type d'arme à feu impliquée.
C'est à cela que sert le registre des armes à feu.
Les organisations syndicales veulent aussi, par leurs politiques et leurs actions, éliminer la violence faite aux femmes.
Là encore, la présence d'une arme à la maison est un des principaux risques pour les femmes qui vivent des situations de violence conjugale.
Les homicides de conjoints à l'aide d'une carabine ou d'une arme d'épaule ont diminué de façon marquée depuis la création du registre.
De façon beaucoup plus marquée que les homicides de conjoints par d'autres moyens.
Est-ce que c'est au registre que nous devons cette baisse plus importante?
Nous croyons qu'il a contribué à ce résultat.
Il a rendu les propriétaires d'armes plus conscients du fait qu'ils possèdent des armes mortelles.
Il les a rendus plus responsables.
Il les a sensibilisés à l'importance d'entreposer leurs armes adéquatement.
Il a protégé un peu mieux la vie de 26 % des Canadiennes et des Canadiens qui vivent avec une arme à feu sous leur toit.
Merci.

Discours à la Conférence de presse sur le Projet de loi C-391