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Discours à la remise des diplômes du Collège syndical du Canada

Par Ken Georgetti on samedi, 15 mai 2010

(Priorité au discours prononcé)

Consoeurs et confrères, je suis très heureux de célébrer la remise des diplômes de la première promotion du nouveau Collège syndical du Canada!

Au nom du Congrès du travail du Canada et de ses 3,2 millions de membres, je félicite chacune et chacun des diplômés de cette année!

Bien joué, consoeurs et confrères, bien joué!

Ce jour est historique pour nous tous. Pour les diplômés, il marque une réalisation dont ils pourront être fiers pour le reste de leur vie.

Vous avez pris un ferme engagement à parfaire votre éducation afin d’aider vos consoeurs et confrères travailleurs, et c’est la raison d’être des syndicats que d’aider les autres à avoir une vie meilleure.

Puisque les compétences que vous avez acquises vous aideront à améliorer votre lieu de travail, votre communauté, votre pays et peut-être même le monde entier, nous vous félicitons de votre dévouement.

Ce jour est également historique pour le CTC et ses affiliés.

La vôtre est la première classe de diplômés du Collège syndical du Canada né après de vastes consultations avec nos affiliés pour améliorer le programme de l’ancien Collège canadien des travailleurs.

Le CTC était résolu à voir à ce que le Collège syndical satisfasse aux besoins des membres des affiliés qui participent à son programme.

Le Collège canadien des travailleurs a joué un rôle marquant depuis sa fondation en 1962. Il a maintenant été revitalisé de manière à permettre de relever les nouveaux défis lancés aux travailleurs et travailleuses et à leurs syndicats.

Je suis très heureux d’avoir entrepris et mené à bien le remaniement du Collège.

Le seul hic est qu’en raison de la quantité de travail que cela a nécessité, le personnel du CTC qualifie le Collège en privé d’« école de l’adversité de Ken »!

Nous sommes redevables de la naissance du nouveau Collège à de nombreuses personnes et organisations, et je veux prendre le temps de les remercier personnellement.

Je tiens à remercier Joel Harden, membre principal du personnel du CTC, d’avoir assumé les fonctions de registraire associé du Collège syndical et d’avoir travaillé si dur pour que tout tombe en place – merci Joel!

Et je remercie Barb Byers, vice-présidente exécutive du CTC qui est la dirigeante dont relève le Collège syndical, d’avoir mené le projet à bon port!

Je remercie nos affiliés – les syndicats faisant partie du Congrès du travail du Canada ont pris un engagement très marqué pour remanier le Collège, et sans cet engagement rien ne se serait produit.

Grâce à l’appui des affiliés, nous avons un nouveau Collège vibrant qui constituera un élément indispensable de l’avenir de notre mouvement syndical.

Je remercie le confrère Ken Lewenza, président des TCA, et le confrère Paul Moist, président du SCFP, d’être des nôtres ce soir – je crois que leur présence illustre l’engagement qu’ils ont pris à l’égard du Collège.

Les affiliés du CTC ont non seulement apporté une contribution appréciable au Collège en nous aidant à procéder à son remaniement, mais aussi pris un engagement à assurer un avenir stable au Collège pour les prochaines années.

C’est parce que les fonds affectés pour envoyer des étudiantes et étudiants au Collège syndical sont un investissement considérable dans la relève de nos dirigeantes et dirigeants syndicaux.

Le coût total par étudiante ou étudiant – y compris les frais d’administration, la location de la chambre, les repas et la rémunération sacrifiée – est d’environ 12 000 $.

Ce n’est pas un faible montant – mais c’est un investissement extrêmement utile dans l’avenir de notre mouvement syndical.

De plus, il importe de signaler que, dans le cadre de l’examen effectué pour voir à ce que la structure du nouveau Collège réponde aux besoins de tous les affiliés, nous avons jugé que le moyen le meilleur et le plus accessible d’offrir les cours consistait à diviser la session.

Plutôt que de prévoir quatre semaines de classe consécutives, ce qui rendait difficile ou impossible à certaines consoeurs et à certains confrères de suivre les cours, nous avons divisé la session en deux périodes de résidence de deux semaines chacune.

Entre ces périodes se déroulent trois mois d’apprentissage pendant lesquels les étudiantes et les étudiants participent à des projets qui leur permettent de redonner quelque chose aux syndicats qui commanditent leur participation.

Je tiens à remercier également nos affiliés de nous avoir envoyé les meilleurs et les plus brillants membres de leur personnel afin qu’ils participent à l’examen et à la mise en oeuvre du nouveau programme de concert avec le CTC et qu’ils nous aident à réaliser la première session.

Leur énergie et leur engagement ont été des facteurs critiques de notre succès – nous les remercions!

Cependant, nous avons perdu une des personnes auxquelles des remerciements étaient dus.

Rich Montague, des TCA, a obtenu de très bons résultats au cours de la première période de résidence et a manifesté de véritables qualités de chef, jusqu’à ce qu’une maladie soudaine lui enlève la vie ce printemps.

Rich était un jeune homme qui se vouait non seulement à son syndicat et à ses confrères et consoeurs, mais aussi à sa famille, y compris ses deux merveilleux enfants.

La perte de Rich a été un coup terrible pour sa famille et notre mouvement, mais il ne sera jamais oublié au Collège syndical du Canada : sa mémoire sera toujours honorée ici.

Le Collège syndical du Canada est résolu à améliorer la vie des travailleurs et travailleuses en offrant la meilleure formation possible donnée par des enseignantes et enseignants très expérimentés de notre mouvement et de loin au-delà de celui-ci.

Déjà dans sa première année, il y a plusieurs points à se souvenir.

Monique Bégin, ancienne ministre de la Santé du Canada, s’est jointe à Barb Byers pour tenir une fantastique discussion en séance plénière sur le lobbying et la défense de cause.

Et ce sont des cours difficiles que vous avez suivis – sur l’économie politique, les travailleurs et les travailleuses dans le contexte de la mondialisation, le syndicalisme en théorie et en pratique, l’histoire syndicale, les campagnes axées sur des entreprises précises – et j’en passe!

Ces cours ont été donnés par certains des enseignants et des enseignantes les plus progressistes et les plus expérimentés du Canada – nous les remercions grandement de leur aide.

En terminant, je dirais que nous avons un nouveau Collège à célébrer aujourd’hui. Il est doté d’une structure revitalisée, il jouit d’un fort appui du CTC et de ses affiliés et il a un premier groupe de diplômés prêt à défendre ses confrères et consoeurs travailleurs et à changer le monde! Quelle meilleure raison de célébrer peut-on souhaiter?

Je félicite de nouveau nos diplômés et je remercie de nouveau toutes les personnes qui ont fait de cette session un très grand succès.

L’école est finie!