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Discours - Réunion du Comité de la jeunesse de la CSI

Par Ken Georgetti on samedi, 19 juin 2010

(Priorité au discours prononcé)

youth committee ituc

Chers délégués, membres du comité et invités, bienvenue à la magnifique Colombie-Britannique et bienvenue à Vancouver.

Je viens de la Colombie-Britannique et je suis très heureux que le Congrès du travail du Canada et ma province natale accueillent le Deuxième Congrès mondial de la CSI.

Comme vous le savez, Vancouver a déjà accueilli le monde cette année, aux Jeux olympiques d’hiver en février.

Nous avons donc l’habitude de recevoir des visiteurs de pays du monde entier, et je sais que vous bénéficierez de notre grande hospitalité, de nos paysages merveilleux et peut-être même d’excellents endroits où manger et socialiser au cours de la prochaine semaine.

Le Congrès du travail du Canada est la centrale syndicale la plus grande du Canada. Il représente 3,2 millions de travailleurs et travailleuses faisant partie de 53 syndicats affiliés d’un océan à l’autre.

Il est représenté aux paliers provincial et municipal du Canada par des fédérations provinciales et territoriales du travail et des conseils locaux du travail.

Nous reconnaissons tous de très importants besoins :

  • le besoin de faire de la place pour les jeunes travailleuses et travailleurs dans nos structures syndicales et
  • le besoin de tendre la main aux jeunes travailleuses et travailleurs non syndiqués et de leur faire connaître l’avantage syndical afin qu’ils soient plus enclins à adhérer à un syndicat ou même à en créer un dans leur lieu de travail.

Il y a quelques années, nous avons effectué des recherches qui ont indiqué que l’avantage syndical au Canada était en moyenne de 5 $ de plus par heure.

Ces recherches ont également indiqué que la syndicalisation réduit considérablement l’écart salariale pour les femmes.

Pour les jeunes femmes du Canada, qui gagnent environ 32 cents par heure de moins que les hommes, la syndicalisation est tout simplement le meilleur régime d’équité salariale possible.

Le Congrès du travail du Canada a chargé un membre à plein temps de son personnel de l’aider à attirer de jeunes travailleuses et travailleurs au mouvement syndical.

Erin Harrison-Taylor est son actuelle représentante nationale sur les dossiers des jeunes travailleuses et travailleurs.

De plus, le Conseil exécutif du CTC comprend un poste de représentante ou de représentant des jeunes dont le titulaire est élu par la délégation des jeunes pendant son assemblée générale nationale qui a lieu tous les trois ans.

L’organe directeur de chaque fédération provinciale ou territoriale du travail comprend une personne représentant les jeunes travailleuses et travailleurs.

Et l’organe directeur de la plupart des conseils du travail comprend un poste de membre hors cadre dont le titulaire représente les jeunes travailleuses et travailleurs.

Le CTC a un Groupe de travail des jeunes travailleuses et travailleurs qui se réunit périodiquement.

Il comprend des personnes désignées par nos affiliés pour représenter les jeunes travailleuses et travailleurs et il nous aide à inciter les membres à participer à nos campagnes.

Je me rappelle une campagne particulièrement efficace menée par le CTC il y a quelques années : la campagne pour l’égalité économique des femmes qui mettait en évidence l’écart salarial entre les femmes et les hommes au Canada.

De concert avec la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, notre représentante et le Groupe de travail ont organisé des ventes de produits de boulangerie sur les campus des universités et des collèges au cours desquelles les produits étaient vendus 1 dollar aux étudiants et 68 cents aux étudiantes. C’était un moyen innovateur de mettre en évidence l’écart salarial entre les jeunes travailleurs et les jeunes travailleuses.

Le Groupe de travail du CTC s’efforce actuellement d’inciter les jeunes travailleuses et travailleurs à participer à notre campagne pour la sécurité de la retraite; cela présente un défi plutôt important!

Je ne crains pas de vous dire que j’ai commencé à m’impliquer dans mon syndicat, les Métallurgistes unis d’Amérique, en tant qu’apprenti de 22 ans à Trail, en Colombie-Britannique parce que cela me mettait en colère que mon syndicat négocie les pensions.

Je croyais qu’il devait s’appliquer à négocier des salaires plus élevés et cesser de s’occuper des pensions!

Bien sûr, j’en ai beaucoup appris depuis ce temps.

La leçon que j’en ai tiré est qu’il est très difficile de transmettre un message sur les pensions à des travailleuses et travailleurs qui entreprennent leur carrière, qui ont toute la vie devant eux et qui sont très optimistes au sujet de l’avenir.

Le Groupe de travail nous aide à transmettre les messages de nos campagnes aux jeunes travailleuses et travailleurs par des moyens appropriés tels que Facebook, Twitter et les messages textes.

Voilà les moyens de communication de l’avenir. De nos jours, les personnes de moins de 30 ans n’utilisent que des téléphones portables.

Elles envoient des messages textes plus souvent qu’elles ne font des appels téléphoniques.

Bien entendu, les syndicats doivent s’adapter à ces nouvelles réalités afin de transmettre leurs messages et de mobiliser les jeunes travailleuses et travailleurs dans nos dossiers.

Je suis heureux de ce que fait notre Groupe de travail des jeunes pour mobiliser les gens afin d’inciter le Canada à ratifier la Convention 138 de l’OIT sur l’âge minimum.

C’est une excellente campagne qui va vraiment chercher les jeunes.

Les membres du Groupe de travail ont fait des pressions sur nos hommes et femmes politiques fédéraux pour qu’ils appuient la ratification de cette importante convention.

Ils ont en outre obtenu une couverture médiatique dans le cadre de la campagne.

Puisque je sais que vous discuterez de la campagne sur l’âge minimum plus tard au cours de votre réunion, je ne traiterai pas plus longtemps de cette question.

Or, voilà ce qui se produit quand les organisations syndicales donnent aux jeunes travailleuses et travailleurs la place qu’il leur faut pour développer et mettre en oeuvre leurs idées.

Elles obtiennent d’excellentes idées qui vont chercher non seulement les jeunes travailleuses et travailleurs, mais aussi les autres jeunes de leur pays et du monde entier.

Je vous souhaite de nouveau la bienvenue à Vancouver et je vous remercie des inlassables efforts que vous faites pour que nos lieux de travail, nos communautés et nos pays soient de meilleurs endroits où travailler et vivre.

Photos: Droit d'auteur © TUC/Jacky Delorme