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Georgetti dit d’utiliser les nouveaux médias pour diffuser le message

Par Ken Georgetti on mardi, 10 mai 2011

(Priorité au discours prononcé)

Chers confrères et consœurs,

Au nom du CTC et de nos 3,2 millions de membres affiliés – bienvenue à Vancouver, ma ville natale.

Et bienvenue à l’assemblée où notre mouvement syndical décide démocratiquement de son avenir.

Confrères et consœurs – je dois vous dire que depuis l’annonce des résultats de l’élection la semaine dernière, l’avenir s’annonce radieux et orange pour les travailleurs et travailleuses du Canada!

Lorsque le chef de l’opposition officielle Jack Layton viendra nous parler, il ne prendra pas l’avion pour venir ici, parce que, en ce moment, il flotte toujours sur son nuage!

Pouvez-vous le croire? 102 députés et députées du NPD à Ottawa!

En plus, 39 pour cent des membres de ce nouveau caucus NPD sont des femmes.

Le caucus du NPD compte aussi le plus grand nombre de députées et députés âgés de moins de 30 ans!

N’est-ce pas le plus beau cadeau possible pour fêter le 50e anniversaire de la formation du NPD par le Congrès du travail du Canada et la Fédération du commonwealth coopératif!

Mais malgré ces excellents résultats, le Premier Ministre Stephen Harper a néanmoins obtenu une majorité – et nous savons qu’il dirigera d’une main de fer.

L’adversité peut aussi être annonciatrice d’occasions – le NPD, grâce à sa base grandement renforcée, peut certainement définir une autre vision du Canada.

Une vision qui est définie par les besoins actuels de la majorité – les 60 pour cent de Canadiens et Canadiennes qui n’ont pas voté pour un gouvernement conservateur.

Cette campagne électorale a été unique parce que le Congrès du travail du Canada et ses syndicats affiliés ont réussi à rendre les enjeux des travailleuses et des travailleurs importants pour tous les partis.

Depuis quand, pendant une élection, les partis se sont-ils tous penchés sur le plan du CTC visant à bonifier le Régime de pensions du Canada pour aider tous les travailleurs et travailleuses à prendre leur retraite dans la dignité – et non dans la pauvreté?

Depuis quand, pendant une élection, les hommes et les femmes politiques ont-ils parlé de création d’emplois et de protection de l’emploi?

Cela fait longtemps...

Consœurs et confrères – nous avons changé le programme national avec notre propre programme pour le changement!

Nous avons finalement réussi à obtenir de tous les partis qu’ils cessent d’ignorer les besoins des travailleurs et travailleuses – c’est tout un progrès en soit.

Et nous faisons aussi une réelle différence dans la vie des travailleurs et travailleuses grâce à l’efficacité de notre stratégie d’action politique à chaque ordre – fédéral, provincial et municipal.

Nous imposons le changement par les pressions politiques constantes que nous exerçons sur les députés et députées et tous les gouvernements afin d’améliorer les lois concernant les travailleurs et travailleuses que nous représentons.

Le thème de l’Assemblée générale de cette année représente le succès de notre histoire.

Nous représentons vivement les travailleurs et les travailleuses qui possèdent de bons emplois.

Conséquemment, les travailleurs et travailleuses mènent une vie meilleure.

Pourquoi? Parce que les syndicats font la différence!

Mais un nuage très sombre qui pointe à l’horizon va assombrir l’éclat orange dont nous profitons aujourd’hui – le gouvernement majoritaire conservateur.

Nous devons tous être attentifs au danger qui nous guette – le Parti conservateur est le parti le plus à droite qui n’ait jamais obtenu une majorité au Parlement du Canada.

Ce parti est dirigé par l’ancien chef du groupe d’extrême droite, la National Citizens Coalition – Stephen Harper.

Le programme des conservateurs n’hésiterait pas à sabrer dans les services publics pour financer encore plus de réductions d’impôts pour les entreprises – des réductions d’impôts qui ne créent que des profits imprévus – mais pas d’emplois.

Nous ne pouvons tolérer que cela arrive.

Les conservateurs contrôlent maintenant la Chambre des communes pendant quatre ans – mais ils ne peuvent pas contrôler le pays sans tenir compte du peuple.

Et notre mouvement syndical canadien doit informer ses membres du danger que représente cette majorité conservatrice pour leurs intérêts personnels.

Nous devons nous mobiliser comme jamais auparavant.

Et nous devons organiser nos membres afin de défendre les programmes sociaux, comme l’assurance-maladie, qui profitent à tout le monde dans notre merveilleux pays!

Comme vous le savez, nous avons démontré avec notre campagne sur le Régime de pensions du Canada que lorsque nous passons à l’offensive sur les enjeux syndicaux, ce sont nos opposants qui sont poussés à réagir et qui ne peuvent pas contrôler le débat.

Cette Assemblée générale est l’endroit où nous entreprenons une nouvelle mission – la mission de travailler avec plus d’ardeur et d’efficacité que jamais pour présenter au grand public une image réaliste de notre mouvement syndical par l’entremise des médias.

Trop souvent, les syndicats sont présentés négativement, faussement et injustement.

Simplement dit – nous avons été catégorisés!

Catégorisés par nos opposants, par les grandes entreprises, dans les médias dont elles sont propriétaires et par les gouvernements de droite partout au pays. Grâce à une image publique améliorée et à l’utilisation des médias sociaux accessibles tels que Twitter, Facebook, la messagerie texte et Internet – nous serons en mesure, pour une fois, de nous départir complètement de cette réputation trompeuse, en commençant à cette Assemblée.

Consœurs et confrères – nous devons contrer cette réputation trompeuse avec des faits.

Des faits concrets permettront de contrer cette réputation – ne sous-estimez surtout pas leur importance.

Et grâce à Internet et aux médias sociaux, il est dorénavant impossible de cacher la vérité à la population. C’est tout simplement impossible.

Les régimes antidémocratiques s’écroulent partout sur la planète parce que les armées et les armes les plus puissantes ne peuvent empêcher les gens ordinaires qui n’ont qu’un téléphone cellulaire de découvrir la vérité.

Comme vous le savez, confrères et consœurs, nous devons faire connaître la vérité à notre sujet et les raisons pour lesquelles les travailleuses et travailleurs non-syndiqués doivent devenir membre d’un syndicat.

Nous devons expliquer que l’avantage syndical « pendant toute la vie » ne signifie pas seulement un taux horaire de 7 à 14 pour cent supérieur à celui de la main-d'œuvre non-syndiquée.

Le réel avantage syndical peut être quantifié et doit l’être.

Il représente de 100 000 dollars jusqu’à plus d’un million de dollars au total en meilleurs salaires, avantages sociaux et pensions au cours de toute une vie. Pensez-y.

Nous devons montrer que les membres de nos syndicats y gagnent à chaque étape de leur vie – qu’un emploi syndiqué signifie l’achat plus tôt d’une maison et le remboursement plus rapide de l’hypothèque.

Un emploi syndiqué signifie qu’il est possible d’envoyer vos enfants à l’université ou dans un autre établissement de formation.

L’avantage syndical à vie signifie profiter de régimes de soins dentaires et de la vue.
Cela signifie obtenir la sécurité de la retraite.

Un emploi syndiqué signifie que le milieu de travail des travailleurs et travailleuses est plus sûr et juste.

En réalité, le groupe qui comprend le mieux l’avantage syndical est celui qui tente, plus que tout, de mettre fin à la syndicalisation – les mauvais employeurs et leurs alliés du gouvernement de droite.

C’est pourquoi nous devons plus que jamais auparavant faire connaître l’avantage syndical.

Parce que lorsque nous y serons parvenus, plus de travailleurs et de travailleuses voudront devenir membres d’un syndicat.

Mais je suis déjà très fier de ce que nous avons déjà accompli par le biais de nos affiliés depuis quelques années.

Nous ne savions pas en 2005 que l’économie mondiale s’effondrerait peu de temps après.

Mais nous savions depuis toujours que les travailleuses et les travailleurs devaient être protégés en cas de faillite, qu’ils devaient être des créanciers de premier rang, devant les banques et les autres créanciers, pour obtenir le paiement de leur salaire et indemnité de départ.

Nous avons convaincu le Parlement d’adopter le Programme de protection des salariés, avec l’assentiment de tous les partis en sept jours à la fin du gouvernement de Paul Martin.

Les travailleurs des entreprises ayant fait faillite se comptaient chanceux à l’époque d’obtenir à peine quinze cents sur chaque dollar qu’on leur devait – et ils l’obtenaient deux ans après la faillite.

Deux ans d’attente! Ils en avaient besoin le jour même!

Maintenant, ils obtiennent le salaire, les indemnités de vacances et les indemnités de départ qu’on leur doit en vertu du Programme de protection des salariés presque immédiatement – avant même les banques.

L’année dernière, le fonds du Programme a remis un montant énorme de 50 millions de dollars aux travailleurs et travailleuses qui ont perdu leur emploi à la suite de la faillite de leur employeur!

Et ni un juge ni un tribunal de la faillite ne peuvent modifier unilatéralement une convention collective au détriment des travailleurs, comme cela se produisait auparavant.

Quand la crise économique a éclaté en 2008, le mouvement syndical a procédé rapidement afin de protéger davantage les travailleurs et travailleuses.

Vous souvenez-vous du budget que Flaherty avait présenté qui disait que la crise n’existait pas?

Nous avons mené une campagne et organisé des rassemblements à travers le pays qui ont contraint le gouvernement conservateur à mettre en œuvre des mesures de relance économique pour appuyer les emplois et les industries au Canada.

Et le CTC s’est battu avec succès pour obtenir des milliards de plus pour prolonger le versement de prestations d’assurance-emploi, ce qui a permis d’aider des dizaines de milliers de sans-emploi à obtenir des prestations qu’ils méritaient.

Sur une note plus positive, le CTC s’est de nouveau démarqué lors d’un moment clé en 2009.

Nous avons lancé notre principale campagne nationale afin de promouvoir la sécurité des retraites pour tous après que des millions de Canadiens et Canadiennes aient appris l’amère nouvelle que des régimes de retraite et des REER peuvent être complètement anéantis par la chute des cours boursiers.

Vous le savez, comme les trois effondrements graves des marchés en 10 ans à peine l’ont démontré au public, rien de rien ne vaut la sécurité d’un Régime de pensions du Canada bonifié pour assurer la dignité à la retraite après avoir travaillé toute sa vie dans ce pays.

Sans nous tous dans cette salle, cela ne serait pas arrivé – cet enjeu n’aurait pas reçu toute cette attention au Canada – ou lors de cette élection.

La campagne du CTC visant à doubler les prestations du Régime de pensions du Canada a fait l’objet d’un vaste appui sans précédent – la plupart des gouvernements provinciaux nous ont appuyé, la Fédération canadienne des municipalités et les groupes de personnes âgées étaient tous d’accord – le RPC doit être considérablement bonifié.

Ils ont également convenu que le montant du Supplément de revenu garanti – le SRG - doit être majoré parce que c’est une honte nationale que 1,6 million de personnes âgées au Canada vivent avec un revenu inférieur à 16 000 dollars par année.

Consœurs et confrères, un sondage d’opinion publique le révèle – les Canadiens et les Canadiennes appuient entièrement notre plan concernant la sécurité des retraites.

Nous pouvons changer ce pays pour le meilleur avec la sécurité des retraites pour tous.

Malgré les résultats à l’élection, nous allons obtenir l’amélioration du Régime de pensions du Canada pendant le présent mandat du gouvernement Harper.

Parce que la seule chose qu’on ne peut pas freiner c’est une bonne idée.

Je suis également heureux de vous annoncer que notre action politique à d’autres ordres de gouvernement a aussi connu beaucoup de succès.

Grâce à nos nouvelles campagnes d’action politique au niveau municipal, nous avons fait élire 1 250 maires et mairesses, conseillers et conseillères et commissaires d’école favorables aux syndicats partout au Canada en quelques années à peine, comme Gregor Robertson.

L’année 2011 s’annonce extrêmement occupée pour l’action politique au niveau provincial.

En 2009, les syndicats ont joué un très grand rôle dans l’élection du premier gouvernement néo-démocrate dans l’histoire de la Nouvelle-Écosse, celui du Premier ministre Darrell Dexter.

Cette année, le CTC, nos fédérations du travail, organisations affiliées et conseils du travail mettront tous leurs efforts pour faire élire des gouvernements et des candidats favorables aux syndicats dans plus de la moitié des provinces.

Mais pour le CTC, l’action politique ne prend pas fin avec les élections – elle ne fait que commencer.

Les actions de lobbying menées par nos membres et chefs syndicaux ont permis de donner un visage et une voix au mouvement syndical à Ottawa.

Que ce soit la Loi Westray, une réglementation plus sévère concernant l’ergonomie ou la protection des travailleurs en cas de faillite, nous avons fait une grande différence.

Cependant, comme vous le savez, notre travail au CTC ne se limite pas à exercer des pressions politiques et aux élections.

En décembre, notre Conférence « Débout! Pour vos droits » a connu un succès retentissant. La conférence portait sur l’érosion des droits de la personne et des principes démocratiques fondamentaux sous le gouvernement Harper et d’autres gouvernements.

La campagne annuelle du CTC « L’égalité une fois pour toutes! » qui a été lancée à notre dernière Assemblée a mis à l’avant-plan auprès du grand public la question de l’amélioration de l’égalité des femmes.

Et le CTC poursuit sa campagne visant à empêcher les employeurs d’enfreindre les droits fondamentaux du travail et de la personne des travailleurs étrangers temporaires au Canada – et à assurer que les travailleuses et travailleurs canadiens ne sont pas remplacés par de la main-d'œuvre bon marché.

Consœurs et confrères, je me réjouis parce que cette Assemblée générale du CTC est la plus importante des dix dernières années; et parce que certains syndicats absents sont maintenant de retour dans notre centrale syndicale – bienvenue chez vous! Consœurs et confrères, bienvenue chez vous!

Et pour cause.

Au cours des trois dernières années, les affiliés du CTC ont travaillé plus que jamais auparavant pour renforcer l’unité et la coopération entre nous.

Notre examen approfondi de la structure du CTC obtient le soutien plein et entier du Conseil exécutif et un nouveau protocole de règlement des différends a été élaboré, ce qui signifie que nous trouvons de meilleurs moyens de bâtir notre solidarité.

Consœurs et confrères, notre mouvement syndical est l'organisation primaire au Canada qui se prononce au nom des travailleurs et des travailleuses et qui protège leurs intérêts.

Toutefois, nous devons reconnaître nos forces et nos faiblesses.

L'économie change. Pour la première fois, en 2008, il y avait plus d'emplois dans le secteur des services que dans le secteur manufacturier au Canada.

La démographie du pays change aussi et l'image future du mouvement syndical sera bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui puisqu'un grand nombre de travailleuses et de travailleurs racialisés et de personnes autochtones se joindront à notre main-d'œuvre active.

Nous devons aborder sérieusement le sujet de la densité syndicale parce que notre survie en dépend.

Ceci signifie que nous devons pouvoir nous adapter – il faudra recruter non seulement dans les milieux de travail, mais aussi dans la communauté.

Nous devons également aborder toute division de notre mouvement syndical – parce que l’ennemi ne se trouve pas dans cette salle, mais dans des postes de pouvoir partout au pays.

Il est évident pour nous que le succès de notre campagne sur le Régime de pensions du Canada est véritablement un hommage à l’unité et à la coopération de nos affiliés.

J’applaudis nos affiliés – vous tous – qui démontrent que le vrai leadership trouvera toujours un moyen d’atteindre nos objectifs communs – je remercie tous les affiliés pour ce leadership!

Notre solidarité ne pourrait pas mieux tomber.

Nous avons constaté tout récemment à quel point la situation peut s’aggraver aux États-Unis.

Aujourd’hui, au nom de notre mouvement syndical canadien, je suis fier d’affirmer que nous sommes solidaires avec les travailleurs et travailleuses du Wisconsin! Tous pour un!

Ce qui s’est passé au Wisconsin nous rappelle l'importance de la solidarité – parce que c'est la seule chose qui puisse renverser cette avidité atroce et la haine irrationnelle envers les syndicats.

Cela démontre aussi que l'action politique est essentielle pour bloquer les attaques contre nos droits syndicaux fondamentaux.

Toutefois, nous n'avons qu'à regarder les négociations avec la Société canadienne des postes et Air Canada, les travailleuses et les travailleurs en lockout chez US Steel à Hamilton et les nombreux autres conflits pour comprendre pourquoi la solidarité est essentielle.

Parce que d'énormes défis se présentent à nous.

Dans l'économie d'aujourd'hui, les nouveaux milieux de travail sont majoritairement plus petits.

Leurs employeurs sont souvent férocement contre les syndicats.

Alors, nous devons reconnaître que ce que nous faisions il y a 50 ans, et même il y a 10 ans, ne fonctionne plus du tout.

Les syndicats ne peuvent plus faire jouer des cassettes huit pistes et penser pouvoir recruter des travailleurs qui écoutent des émissions en baladodiffusion sur leur iPhone! Cela ne fonctionnera pas.

Mais faire les choses différemment ne signifie pas que nous abandonnons nos principes – cette option ne s’applique pas et ne s’appliquera jamais.

La solution facile est de rejeter le blâme sur d’autres pour nos difficultés – et, croyez-moi, ils sont en effet responsable pour beaucoup d’entre elles.

Mais nous ne pouvons changer que ce que nous faisons – changer nos stratégies et tactiques – pas les leurs.

Nous devons formuler l’argument gagnant qu’un mouvement syndical fort dont les membres ont de bons salaires et avantages sociaux améliore la situation de tous, y compris celle de la main-d'œuvre non-syndiquée et de toutes les entreprises.

Car sans les syndicats, le niveau de vie de tout le monde diminuera.

Je me souviens bien de l’époque où je travaillais à la fonderie Cominco de Trail, tout près d’ici à environ 400 km, et que le syndicat négociait un nouveau contrat, les directeurs nous donnaient leur appui silencieux, mais ferme – car ils savaient que les augmentations de salaire que nous aurions négociées leur seraient aussi accordées.

Même les concessionnaires automobiles appuyaient le syndicat – eux aussi avaient compris l’avantage syndical – mais ils ne l’auraient jamais admis!

Les concessionnaires avaient compris qu’un nouveau contrat signifiait que les travailleurs s’achèteraient bientôt de nouvelles voitures et camionnettes!

Tous les membres de la communauté savaient pertinemment qu’ils bénéficieraient tous si les travailleurs étaient gagnants.

C’est ce message que notre mouvement syndical tout entier doit communiquer dans le pays tout entier.

Notre mouvement syndical est vraiment à la croisée des chemins – nous pouvons changer par nous-mêmes ou nos opposants s'en chargeront.

Il y a un vieux dicton dont il faut se souvenir – « Le changement est inévitable, mais le progrès est optionnel. »

Nous devons faire en sorte que le progrès soit aussi inévitable, mes amis.

La façon de faire est simple – nous devons travailler ensemble pour assurer que l'unité dans notre mouvement soit encore plus marquée qu’elle ne l’est aujourd’hui, pour renforcer le mouvement syndical, pour reconnaître que nos différences sont minimes en comparaison de nos buts communs et, surtout, qu’il ne faudra jamais, au grand jamais, abandonner nos rêves d'un monde meilleur pour tous.

Comme l’a si bien dit un des plus grands Canadiens – J.S. Woodsworth, un des fondateurs de la Fédération du commonwealth coopératif :

« Ce que nous désirons pour nous-mêmes, nous le souhaitons pour tous. À cette fin, assumons notre part de travail et des luttes dans le monde. »

Consœurs et confrères – j’aimerais ajouter que nous avons le rôle et la responsabilité en tant que mouvement syndical canadien de prouver qu’il y a de l’espoir!

Nous avons bâti un mouvement syndical solide, mes amis.

Nous devons en être fiers.

Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour ce formidable mouvement syndical et je vous souhaite une super Assemblée générale!