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L’Économie du salaire minimum

Affiché le lundi, 5 février 2007

Le débat au sujet du salaire minimum s’envenime à nouveau alors que le NPD et le mouvement syndical font campagne en faveur d’un salaire minimum à un taux d’au moins 10 $ de l’heure en Ontario, ainsi qu’au niveau du fédéral (tel que recommandé récemment par le rapport Arthurs) et, de fait, dans tout le pays. Les groupes anti-pauvreté et le Toronto Star appuient maintenant fortement l’établissement d’un salaire minimum décent dans le cadre de leur stratégie générale concernant l’anti-pauvreté.

Il était à prévoir qu’un mouvement grandissant en faveur de l’augmentation du salaire minimum donne lieu à des protestations qui, venant des gouvernements favorables aux milieux des affaires et aux employeurs, insisteraient sur « l’inefficacité » de cette augmentation en tant que méthode de lutte contre la pauvreté, en raison de son impact négatif sur l’emploi. Le ministre des Finances de l’Ontario, M. Greg Sorbara, a déclaré qu’un salaire horaire minimum à 10 $ coûterait 66 000 emplois, alors qu’il est à peine suffisant pour maintenir une personne soutien de famille, travaillant à temps plein, au-dessus du niveau de la pauvreté dans une grande ville.

En ce qui concerne l’argument selon lequel les salaires minimums constituent une méthode déficiente de lutte contre la pauvreté, il est vrai que tous les travailleurs et travailleuses à faibles revenus n’appartiennent pas à des familles pauvres. Cependant, il faut reconnaître que très peu d’adultes appartenant à cette catégorie vivent dans des familles riches et que des salaires plus élevés constituent un des fondements importants de l’établissement de stratégies d’ensemble destinées à l’aide aux personnes à faibles revenus. Il n’y a aucune raison pour qu’il faille se contenter de très bas salaires uniquement parce qu’ils sont compensés par la dépendance éventuelle des salariés et des salariées vis-à-vis des revenus de leur partenaire.

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