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La Banque du Canada et la montée du dollar canadien

Affiché le mercredi, 21 novembre 2007

L'appréciation sans précédent du dollar canadien, qui est passé de 85 cents américains à 1,10 dollar américain du début de 2007 au début de novembre, a de très inquiétantes répercussions sur la santé de l'économie et le marché du travail. Une très rapide augmentation du taux de change est défavorable à la plupart des entreprises qui exportent ou qui concurrent les exportateurs américains et asiatiques sur le marché canadien. Le secteur manufacturier particulièrement vulnérable a déjà perdu 82 000 emplois de plus cette année, et nombreux sont ceux qui s'attendent que d'autres emplois seront éliminés et que d'autres usines fermeront en 2008.

Le fait que le taux de change soit égal ou supérieur à la parité éliminera la compétitivité des coûts de grandes et importantes parties de l'économie canadienne, et notamment du secteur manufacturier mais aussi des industries touristiques et culturelles et du secteur de la vente de services sur les marchés des États-Unis et de l'Asie. La parité porte à se poser la question fondamentale de savoir si l'essor du secteur primaire détruira une partie appréciable de notre base économique actuelle en exagérant grandement les disparités régionales.

Il peut arriver et il arrive bel et bien que les taux de change dépassent le niveau justifié par les facteurs fondamentaux, et des dommages structuraux permanents se produisent si la surévaluation se maintient.

Selon une des estimations de ce qui constitue un taux de change

« approprié », il s'agit du taux nécessaire pour égaliser les prix des deux pays. D'après la meilleure mesure actuelle du taux de change qui égaliserait les prix des États-Unis et du Canada, soit la parité des pouvoirs d'achat ou PPA, il se situerait dans la partie inférieure de la marge des 80 cents américains.

Une autre estimation est le taux de change nécessaire pour égaliser la compétitivité des coûts dans les secteurs des biens exportables, qui est habituellement fondé sur le coût unitaire de la main-d'oeuvre dans le secteur manufacturier tel que le publie périodiquement le Bureau of Labor Statistics (BLS) des États-Unis. On estime que la productivité de l'ensemble du secteur au Canada est d'environ 80 % de celle du secteur aux États-Unis. La productivité du secteur manufacturier (PIB réel par heure de travail à la PPA) serait encore plus faible, soit d'environ 75 %. Les salaires manufacturiers du Canada et des États-Unis (mesurés en devises nationales respectives) étaient à peu près égaux en 2005. Il s'ensuit que le fait que le dollar canadien dépasse la partie inférieure de la marge des 80 cents réduit de façon très marquée le coût unitaire de la main-d'oeuvre par rapport à celui des États-Unis. Les données récentes du BLS indiquent effectivement une très forte augmentation du coût unitaire de la main-d'oeuvre du secteur manufacturier canadien par rapport à celui des États-Unis en 2005 et en 2006, sous l'effet de l'appréciation du taux de change. (La compétitivité des coûts ne comprend pas que le coût unitaire de la main-d'oeuvre mais des avantages dont le Canada bénéficiait depuis longtemps, tels que les frais d'énergie plus bas, se sont amenuisés ces dernières années.)

Ce qui compte, c'est que longtemps avant que nous n'atteignions la parité, une forte proportion des entreprises canadiennes se sont retrouvées avec des coûts beaucoup plus élevés que ceux des entreprises américaines. Le maintien d'un taux de change grandement surévalué obligera bon nombre d'entreprises à fermer, et le problème est considérablement accru par l'augmentation de la concurrence fondée sur les bas salaires que livrent des pays asiatiques dont les devises sont étroitement liées au dollar américain. Il est vrai que les entreprises peuvent adopter des stratégies pour minimiser l'effet de leur coût unitaire de la main-d'oeuvre relativement élevé, mais cela nécessite des investissements appréciables et soutenus.

Le gouvernement du Canada, dans son Énoncé économique de novembre, et la Banque du Canada, dans son Rapport sur la politique monétaire d'octobre 2007, reconnaissent qu'il y a des menaces qui pèsent sur la croissance économique quand le dollar dépasse la parité. De plus, les premiers ministres de l'Ontario et du Québec et même celui du Canada ont exprimé des craintes. Toutefois, la Banque du Canada semble encore disposée à accepter que le taux de change frise la parité.

Nous soutiendrons dans ces pages que la Banque du Canada peut et devrait réduire les taux d'intérêt afin de freiner l'appréciation du dollar.

Qu'est-ce qui cause la poussée récente du dollar?

Le point de vue dominant officiel est que la poussée de notre dollar jusqu'à la parité ou presque est justifiée par l'amélioration des termes des échanges entre le Canada et le reste du monde (p. ex., l'emballement des prix du pétrole, de nombreux minéraux et de certains produits agricoles) et le besoin qu'ont les États-Unis de réduire leurs énormes déficits commercial et courant. On soutient que la montée du dollar canadien tient dans une grande mesure à la baisse du dollar américain, qui a influencé la plupart des devises qui ne sont pas fixes ou gérées par rapport au dollar américain.

Toutefois, la plupart des observateurs et observatrices semblent convenir que les tendances récentes des prix des produits de base n'expliquent pas pleinement l'appréciation la plus récente du dollar canadien le portant à la parité et plus haut. Il est vrai que le prix du pétrole a grimpé à près de 100 dollars américains par baril et que nombreux sont ceux qui considèrent le dollar canadien comme un « pétrodollar ». Cependant, les exportations de pétrole (pétrole brut et produit pétroliers raffinés) ne comptent que pour 12 % du total de nos exportations, soit beaucoup moins que le secteur de l'automobile en difficulté, qui contribue encore pour environ 20 % de nos exportations. Les exportations d'énergie représentent près de 20 % des exportations, mais elles comprennent les exportations de gaz naturel dont les prix ont été bas dernièrement. De plus, bien que les termes de nos échanges s'améliorent quand les prix du pétrole montent, l'effet est compensé par le fait que nous importons d'autre part de fortes quantités de pétrole.

Il est loin d'être sûr que la hausse des prix des produits de base se traduira bientôt par un excédent commercial et courant qui justifierait une augmentation rapide du taux de change. En fait, notre balance commerciale globalement positive avec le reste du monde diminue plutôt que d'augmenter à mesure que la valeur élevée du dollar canadien nuit grandement à l'exportation de nombreux produits manufacturiers et que l'augmentation du taux de change réduit la valeur des prix que reçoivent au Canada les producteurs d'énergie et d'autres ressources naturelles. L'excédent sur marchandises de septembre 2007, qui vient d'être publié, est le plus faible depuis décembre 1998.

En dollars américains, les prix des produits de base, y compris l'énergie, ont augmenté considérablement en 2007. Cependant, ils n'ont pas augmenté en dollars canadiens. (Voir l'indice des prix des marchandises établi par la Banque du Canada.) Il est vrai que les prix du pétrole brut ont augmenté dernièrement même en dollars canadiens, sous l'effet de la spéculation et de la crainte du « pic pétrolier », mais il est peu probable que l'augmentation de la valeur des exportations de pétrole brut ne compense à court terme ou à moyen terme l'augmentation du déficit de notre commerce de produits manufacturés.

Le déficit du commerce canadien de produits manufacturés est monté en flèche ces dernières années, atteignant 28 milliards de dollars en 2006. Il est vrai que nous exportons actuellement beaucoup de pétrole, de gaz et de minéraux, mais les exportations de ressources naturelles ne permettent de financer qu'environ le cinquième de nos importations. Certaines personnes considèrent l'exportation de services comme notre monnaie d'échange dans le monde de l'avenir, mais les services ne comptent que pour 13 % de nos exportations, notre déficit du commerce de services est énorme (14 milliards de dollars) et les exportations de services n'ont pas augmenté rapidement. Tout cela veut dire qu'on ne saurait maintenir un déficit manufacturier sans cesse croissant causé par la valeur élevée et grandissante du dollar.

Bien entendu, le dollar canadien n'est pas la seule devise qui a apprécié par rapport au dollar américain ces derniers mois. Cependant, l'envergure de l'appréciation de notre taux de change a été exceptionnelle. L'euro a apprécié par rapport au dollar américain, mais le dollar canadien a apprécié par rapport à l'euro. Le coût d'un euro en devise canadienne est passé de 1,54 $ à 1,50 $ du début de 2007 au milieu de l'année et n'était plus que de 1,34 $ vers le début de novembre.

La baisse du dollar américain en regard de bien d'autres devises a commencé à améliorer peu à peu les exportations des États-Unis et à réduire leurs énormes déficits commercial et courant. Toutefois, la part américaine du marché canadien d'importation diminue tandis qu'une grande partie de la part canadienne du marché américain des produits manufacturés passe aux mains de producteurs asiatiques plutôt que de producteurs américains. La Chine et d'autres pays asiatiques exportateurs représentent une part beaucoup plus grande du déficit commercial des États-Unis que le Canada mais ces pays se sont épargné tout fardeau d'ajustement en fixant ou gérant leurs devises par rapport au dollar américain. En somme, nous portons une part inéquitable du fardeau de la dépréciation du dollar américain et nous jouons un rôle mineur dans la rectification des déséquilibres commerciaux américains. Ceux-ci ne peuvent, en fait, être rectifiés que grâce à une forte appréciation des devises asiatiques par rapport au dollar américain, qui serait utile tant au Canada qu'aux États-Unis.

Il existe nettement un étroit rapport entre les changements récents des taux d'intérêt du Canada et des États-Unis et le taux de change entre le Canada et les États-Unis. Le dollar canadien se transigeait 85 cents américains vers le début de 2007 et 91 cents américains en mai. Le fait que la Banque du Canada ait porté, comme bien des gens le prévoyaient, le taux cible du financement à un jour de 4,25 % à 4,5 % le 10 juillet a aidé le dollar canadien à atteindre le milieu de la marge des 90 cents américains en juillet.

La poussée du dollar canadien jusqu'à la parité avec le dollar américain et bien au-delà a ensuite été alimentée par la réduction d'un demi-point du taux cible américain des fonds fédéraux le 18 septembre, qui a contribué à amener le dollar canadien à la parité à la fin de septembre. À la fin d'octobre a eu lieu une autre réduction, d'un quart de point celle-là, qui a porté le dollar canadien loin au-dessus de la parité.

Les modifications apportées aux politiques par les banques centrales ont éliminé la différence de 1 % entre les taux canadiens et américains qui existait en juillet, encourageant les investisseurs à profiter de l'augmentation de la devise plutôt que de les en décourager. Bien que ce soit principalement la réduction des taux américains initialement plus élevés qui a éliminé la différence entre les taux d'intérêt, la Banque du Canada aurait pu procéder à une réduction correspondante mais a décidé de ne pas le faire.

Outre l'élimination de l'écart entre les taux d'intérêt du Canada et des États-Unis, il semble que la spéculation a joué un rôle notable dans l'appréciation la plus récente du dollar canadien. Il arrive souvent que des mouvements se produisant sous l'effet de forces économiques « réelles », telles que les écarts entre les taux d'intérêt et les changements des flux commerciaux, sont gonflés par des spéculateurs tels que les fonds spéculatifs et les bureaux de négociation des banques cherchant à réaliser des profits à court terme sur la circulation des devises.

La crainte exagérée de l'inflation

La Banque du Canada soutient que son objectif principal et le plus utile est de voir à ce que l'inflation ne dépasse pas 2 % et qu'elle n'a pas de cible quant au taux de change parce qu'elle juge qu'il dépend principalement de l'amélioration des termes de l'échange et de la baisse de la valeur du dollar américain. La Banque considère l'appréciation du dollar canadien comme un élément d'un « mécanisme de transmission » dans lequel la majoration des taux d'intérêt ralentira la croissance économique et la croissance de l'emploi pour qu'elle puisse atteindre son objectif ayant trait à l'inflation. (D'une manière très nuancée, cependant, la Banque a indiqué que la poussée du taux de change au-dessus de la parité serait dommageable si elle était alimentée par la spéculation.)

Le principal argument de la Banque a été que l'activité de l'économie canadienne dépasse sa capacité, comme en témoigne le fait que le taux d'inflation est légèrement supérieur aux 2 % constituant le milieu de la marge cible (bien qu'il ne dépasse pas, il y a lieu de le signaler, les 3 % constituant le plafond de cette marge). C'est pour cela que la Banque a majoré les taux d'intérêt plus tôt cette année et qu'elle ne les a pas réduits depuis en fonction de la réduction des taux américains.

On entend actuellement bien des commentaires économiques selon lesquels l'économie des États-Unis frôle la récession tandis que l'économie du Canada est en expansion et dépend de moins en moins des États-Unis parce que son secteur des ressources naturelles subit une croissance alimentée par celle de l'Asie. Toutefois, il y a lieu de signaler que la croissance du Canada est plus faible que celle des États-Unis (le PIB réel des États-Unis a augmenté de 3,8 % et de 3,9 % pendant les deuxième et troisième trimestres alors que celui du Canada n'a augmenté que de 2,5 % au deuxième trimestre). Selon la prévision la plus récente de la Banque TD, la croissance du Canada sera de 2,6 % cette année, par rapport à 2,0 % pour les États-Unis, mais elle sera de 2,3 % en 2008 alors que la croissance prévue pour les États-Unis est de 2,4 %. L'Énoncé économique et mise à jour budgétaire publié par le gouvernement du Canada indique une prévision consensuelle de 2,4 % de croissance du secteur privé au Canada en 2008, ce qui n'est pas beaucoup plus élevé que la croissance de 2,1 % prévue pour les États-Unis. Toutefois, il est presque sûr que la prévision de la croissance du Canada sera réduite considérablement si le dollar canadien demeure supérieur à la parité.

Il existe indéniablement un risque considérable de récession aux États-Unis, compte tenu de la crise du logement et des prêts hypothécaires à risque ainsi que du resserrement du crédit qui s'ensuit, et c'est pour cela que la Réserve fédérale américaine a agi préventivement avec un certain succès en réduisant les taux d'intérêt. Il existe également un risque considérable de récession au Canada par suite de la forte surévaluation du taux de change jumelée au ralentissement de l'activité économique aux États-Unis.

Pour ce qui est du prétendu risque d'accélération de l'inflation au Canada, le taux fondamental en septembre était de 2,0 %, soit précisément la cible de la Banque et le taux fondamental le plus bas depuis plusieurs mois. Le taux national est poussé à la hausse par l'inflation élevée en Alberta (4,6 %). Selon toute probabilité, l'inflation diminuera à mesure que l'appréciation du dollar canadien à partir du milieu de la marge des 80 cents qui s'est produite plus tôt cette année se répercutera peu à peu sur les prix à la consommation.

La Banque du Canada semble s'inquiéter de l'effet sur l'inflation d'un taux de chômage inférieur à 6 % et d'une croissance du salaire horaire légèrement supérieure à 4 % mesurée d'après son indicateur préféré (les salaires des travailleurs permanents). Toutefois, l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERHT) indique que le salaire horaire moyen des travailleurs et travailleuses rémunérés à l'heure n'a augmenté que de 2,2 % du début de l'année au mois d'août et que le salaire hebdomadaire moyen de l'ensemble des travailleurs et travailleuses a augmenté de 3,1 %. Les augmentations salariales des travailleurs et travailleuses syndiqués sont légèrement supérieures à 3 % dans les secteurs public et privé. La valeur réelle des salaires ne monte guère en flèche, particulièrement dans le cas des travailleurs et travailleuses à bas salaire. Pendant l'année d'août 2006 à août 2007, le salaire horaire des travailleurs et travailleuses rémunérés à l'heure a en fait diminué dans le secteur du commerce de détail (passant de 15,25 $ à 14,88 $) et il n'a augmenté que de 2,6 % dans le secteur de l'hébergement et de la restauration, passant au niveau princier de 10,76 $. On pourrait s'attendre qu'un marché du travail vraiment serré hausse la rémunération des personnes gagnant le moins, mais ce n'est pas ce qui se passe.

Malgré certaines indications contraires, la croissance de l'emploi semble se produire principalement à la faveur de l'augmentation des emplois à bas salaire et relativement précaires. Les données de l'Enquête sur la population active indiquent que la majorité des 422 000 emplois créés depuis 12 mois étaient des emplois autonomes (augmentation de 167 000) et temporaires (augmentation de 71 000). Des 285 000 emplois de salariés créés depuis un an (d'août 2006 à août 2007, données désaisonnalisées de l'EERHT), près de la moitié (46 % ou 130 000) se trouvaient dans les deux grands secteurs d'activité où les salaires sont les plus bas, soit le commerce de détail (augmentation nette de 85 000) ainsi que l'hébergement et la restauration (augmentation nette de 45 000). Bien que la croissance nette de l'emploi dans ces secteurs ait compté pour près de la moitié de la croissance nette totale, les secteurs en question ne représentaient qu'un emploi de salarié sur cinq il y a un an. On peut en conclure que la croissance de l'emploi est associée dans une très grande mesure aux formes d'emploi précaires et aux secteurs des services à bas salaires.

Cela laisse entendre que les travailleurs et les travailleuses que la valeur élevée du dollar a déplacés d'emplois manufacturiers et autres comportant une productivité supérieure à la moyenne sont peu susceptibles de trouver de nouveaux emplois comparables. Cela laisse également entendre que le marché du travail n'est pas aussi serré que le taux d'emploi élevé et le bas taux de chômage ne porteraient à le croire. Si le marché du travail était vraiment serré, les employeurs offriraient des emplois stables et les employeurs des secteurs à bas salaires seraient obligés de hausser les salaires pour conserver leurs effectifs. (Ce qui se passe en Alberta mais non dans l'ensemble du Canada.)

En somme, la Banque du Canada exagère les risques d'accélération de l'inflation alors qu'elle minimise les risques de récession par suite d'une surévaluation du taux de change. Le maintien d'un taux de change surévalué causera des dommages structuraux permanents car les secteurs qui ne sont pas à l'abri des prix élevés des produits de base rétréciront considérablement. Comme le souligne le récent rapport sur le secteur manufacturier établi par Informetrica pour le compte du mouvement syndical, la réduction du secteur manufacturier comporte un fort risque de voir augmenter les déficits commerciaux et d'avoir une plus petite économie du savoir à forte productivité.

La Banque du Canada peut et devrait indiquer clairement que le taux de change actuel ne peut pas être maintenu et elle devrait réduire les taux d'intérêt dans la même mesure que les États-Unis l'ont fait dernièrement. Cela laisserait le dollar canadien à un niveau trop élevé dans le contexte des prix des produits de base mais cela serait quand même très utile. La Banque peut et devrait (comme elle l'a fait dans une certaine mesure) collaborer avec d'autres banques centrales pour rectifier les déséquilibres économiques mondiaux d'une manière plus équitable en réévaluant à la hausse les devises des pays asiatiques et en fondant davantage la croissance de la Chine et d'autres pays asiatiques en développement sur leur demande intérieure. De plus, il y a lieu d'examiner les propositions sur l'augmentation de la coordination internationale des taux de change.