Affiché le jeudi, 30 juillet 2009
Les liens qui existent entre d’une part, le respect décroissant pour les droits des travailleurs et, d’autre part, la libéralisation du commerce et des investissements, ont fait l’objet d’un débat pendant au moins dix ans. Les discussions étaient centrées sur l’idée que les accords commerciaux l’emportent sur les conventions internationales assurant des droits aux personnes ayant un travail, sur l’efficacité de l’introduction de mesures de protection de ces droits dans les accords de libre-échange et sur l’impact dans divers pays de la libre circulation du commerce et des investissements sur la possibilité d’obtenir des emplois décents.
Le présent atelier donnera un bref aperçu de ces discussions et sera suivi par l’exploration d’un nouveau lien existant entre les droits des travailleurs et la libération du commerce, qui est l’intégration mondiale des marchés du travail.
Les accords de libre-échange précédents, tel que l’Accord de libre-échange nord-américain, interdisent explicitement la libre circulation de la main-d’oeuvre à travers les frontières, tout en facilitant la libre circulation des entreprises et des marchandises. S’ écartant de cette politique, les gouvernements donnent aujourd’hui une impulsion plus grande aux négociations portant sur la libre circulation des travailleurs et travailleuses dans un grand nombre de secteurs, par exemple par le biais de l’Accord général
sur le commerce et les services (AGCS). Ces négociations ne comportent cependant aucune référence aux conventions existantes sur les droits des travailleurs migrants, en particulier sur celles des Nations Unies et de l’Organisation internationale du travail.
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Notes de l’atelier sur les droits de la personne et le commerce