Affiché le vendredi, 2 mars 2012
Introduction
Au nom des 3,3 millions de membres du Congrès du travail du Canada (CTC), nous tenons à vous présenter notre point de vue. Le CTC rassemble les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail de district dont les membres travaillent dans presque tous les secteurs de l’économie canadienne, exerçant tous les métiers dans toutes les parties du Canada.
Le Congrès du travail du Canada appuierait l’établissement de nouvelles relations économiques entre le Canada et l’UE si elles étaient fondées sur les caractéristiques les plus positives du modèle social européen, y compris les normes du travail et les normes sociales plus élevées et la réglementation protectrice. Il appuierait également la conclusion d’un accord dont les principaux objectifs seraient de promouvoir l’égalité économique, d’encourager la création de bons emplois, de favoriser les intérêts des travailleurs et travailleuses et d’assurer la durabilité écologique. Cependant, ce n’est pas ce qui est offert. Tous s’entendent pour dire que l’AECG aurait plutôt pour effet de restreindre la capacité des gouvernements de tous les paliers au Canada de s’acquitter de leurs responsabilités démocratiques envers les citoyens et citoyennes et les habitants et habitantes. Les deux parties s’efforcent de conclure l’accord le plus « ambitieux » et le plus « vaste » possible afin d’établir une nouvelle norme de libre-échange et d’inciter l’Organisation mondiale du commerce à adopter un objectif semblable pendant les négociations multilatérales de Doha.
Depuis 30 ans, les accords sur la soi-disant libéralisation du commerce et de l’investissement poussent à réduire les salaires, contribuent à l’exigence de concessions et justifient l’élimination de droits des travailleurs et travailleuses plutôt que de hausser les normes. Puisque les promesses du libre-échange ne sont pas tenues, il est compréhensible que nous soyons vigilants au sujet du programme en matière de commerce et d’investissement dont la mise en œuvre se poursuit. Nous craignons que, plutôt que de présenter une nouvelle vision des relations économiques internationales qui favoriserait les bons emplois et le développement durable, l’AECG ne reproduise les erreurs de l’ALENA. Nous ne pouvons pas nous permettre de conclure un autre accord faisant passer les droits des investisseurs avant les droits des travailleurs et travailleuses et les aspirations au travail décent et à des vies décentes.
Téléchargez le mémoire complet.

Mémoire présenté par le Congrès du travail du Canada au Comité permanent du Commerce international, de la Chambre des communes, sur l’accord économique et commercial global (AECG) possible entre le Canada et l’Union européenne