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Mémoires au Comité permanent de la Chambre des communes sur le commerce international - l’accord de libre‑échange entre le Canada et la République de Colombie

Affiché le jeudi, 17 septembre 2009

Le mouvement syndical canadien demande aux parlementaires canadiens de rejeter l’accord Canada-Colombie, au moins jusqu’à ce qu’une évaluation d’impact, exhaustive et indépendante, soit menée sur les droits de la personne, et qu’il soit donné suite à ses conclusions, qui seraient largement diffusées, jusqu’à ce que les dispositions du chapitre portant sur les investissements soient supprimées.

Une démocratie authentique et le respect des droits de la personne ne sont pas les conséquences directes du libre-échange. Si ces droits et la sécurité de la personne ne sont pas respectés, il en sera de même pour les droits démocratiques de millions de Colombiens. Depuis janvier 2007, 115 syndicalistes ont été assassinés. La Colombie présente quatre millions de réfugiés internes. Cette situation ira en s’aggravant parce que les dispositions de l’accord relatives aux investissements ont pour but d’ouvrir de plus grands territoires de la Colombie aux investissements étrangers dans le secteur de l’exploitation des ressources. Il faudra prendre en compte l’expérience du modèle de l’ALÉNA avant de l’appliquer à la Colombie. Rien dans l’expérience récente du Mexique ne nous suggère que le libre-échange constitue une voie permettant d’offrir une solution au chômage, à l’impunité ou au trafic de la drogue.

 

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