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Analyse du budget fédéral de 2008

Affiché le mardi, 26 février 2008

Ce que nous voulions

Le CTC a indiqué que le budget devait servir principalement à régler la crise de l’emploi croissante et à commencer à combler l’écart grandissant rapidement entre l’élite patronale et les familles travailleuses ordinaires.

La crise de l’emploi du secteur manufacturier et de l’industrie forestière est de plus en plus marquée et le chômage augmentera rapidement à mesure que l’activité économique des États-Unis ralentit et que les effets de la valeur élevée du dollar canadien s’intensifient. Nous avons dit que le budget devait stimuler l’investissement dans le secteur manufacturier en favorisant des stratégies de développement sectoriel dans des industries clés telles que l’industrie forestière et celle de l’automobile. Il nous faut des mesures très ciblées pour stimuler les vrais investissements plutôt que de nouvelles réductions générales de l’impôt des sociétés dont bénéficient principalement le secteur de l’énergie en pleine expansion et les banques.

Nous avons dit que le budget devait prévoir d’importants investissements dans l’infrastructure environnementale jumelés à des politiques d’achat au Canada. Il nous faut des investissements majeurs dans l’infrastructure municipale de base, les transports en commun, les économies d’énergie et les énergies renouvelables afin de nous attaquer à des problèmes environnementaux clés en même temps que nous bâtissons des industries nouvelles et créons des emplois.

La part du lion des gains économiques réalisés depuis une décennie est allée au 1 % des Canadiens et Canadiennes ayant les revenus les plus élevés alors que les salaires et le niveau de vie des familles travailleuses canadiennes ont stagné. Les allégements d’impôt inéquitables ont accru l’inégalité des revenus et compromis les services publics. Nous avons préconisé des taux d’imposition du revenu plus élevés pour les personnes à revenu très élevé, une augmentation des crédits d’impôt pour enfants et des crédits d’impôt sur le revenu des petits salariés, et des prestations d’assurance-emploi qui donneraient plus d’argent aux personnes qui en ont le plus besoin.

Nous avons indiqué que le budget devait renverser la tendance au retrait du gouvernement fédéral des domaines qui importent le plus aux familles travailleuses et financer un programme national de garde d’enfants et d’éducation de la petite enfance, des soins à domicile pour nos personnes âgées, des logements à prix abordable et un régime national d’assurance-médicaments.

Les investissements que nous avons réclamés seraient beaucoup plus utiles aux travailleurs et travailleuses que des allégements d’impôt tels que la réduction de 2 % de la TPS, qui nous coûte plus de 12 milliards de dollars par année, et la réduction de l’impôt sur les sociétés qui nous coûtera 15 milliards de dollars par année une fois pleinement en vigueur.

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