• A A

Campagne des syndicats africains et canadiens visant les ambassades du Canada : G8 : VIH-sida

Affiché le mercredi, 7 mars 2012

Document d’information

De mars à mai 2012, des organisations syndicales des différentes parties de l’Afrique s’adresseront aux ambassades du Canada dans leurs pays afin d’obtenir l’appui de Stephen Harper, premier ministre du Canada, pendant le sommet du G8 qui se tiendra à Chicago du 19 au 24 mai 2012, en vue de la prise des mesures suivantes par le Canada :

Mettre en œuvre la Déclaration politique sur le VIH et le sida adoptée par l’ONU en 2011 ;

  • Engager des ressources pour réapprovisionner le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme ;
  • Mettre en œuvre la Recommandation 200 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) concernant le VIH et le SIDA et le monde du travail ;
  • Incorporer à son cadre de reddition de comptes la Déclaration politique et les engagements des pays membres du G8 à l’égard du Fonds mondial.

L’organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique) et le Congrès du travail du Canada (CTC) conjuguent leurs efforts afin de voir à ce que le gouvernement du Canada donne le pas dans ces dossiers au cours du sommet du G8.1 Cela tient au fait que le Canada a déjà pris des mesures initiales pour déterminer comment mettre en œuvre sur son territoire la Recommandation 200 de l’OIT sur le sida en milieu de travail, donnant ainsi l’exemple aux autres pays.

Bien que les syndicats trouvent que le Canada doit renforcer ses propres engagements et politiques ayant trait au VIH et au sida, ils veulent que le Canada donne vigoureusement le pas. Le G8 a laissé en suspens bien des questions relatives à l’accès universel, et c’est pour cela qu’il est nécessaire qu’il s’engage fermement à appuyer la stratégie d’ONUSIDA intitulée Objectif.

Assurer l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH en mettant en œuvre la Déclaration politique sur le VIH et le sida adoptée par l’ONU en 2011

La Déclaration politique de 2011 sur le VIH et le sida, adoptée pendant la réunion de haut niveau de l’ONU sur le sida, comprend 10 objectifs principaux3 qui sont indispensables à la riposte mondiale au sida jusqu’en 2015. Les objectifs de la Déclaration politique s’assortissent de délais et constituent un plan clair et réalisable pour les cinq prochaines années et au-delà de cet horizon.

Puisque les signataires de la Déclaration initiale s’étaient engagés à instaurer l’accès universel d’ici 2010, les pays membres du G8 ont l’obligation très spéciale de voir à ce que les objectifs et les engagements que prévoit la Déclaration se matérialisent, y compris les actions à prendre en milieu de travail.4 L’engagement du G8 devrait prendre la forme d’un calendrier d’actions communes assurant l’affectation de ressources ou d’une aide matérielle, ou les deux, à l’atteinte des 10 objectifs. L’avancement de ces actions devrait être surveillé par le Groupe de travail du G8 sur la responsabilité.

Réapprovisionner le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Les syndicats canadiens et africains incitent le Canada à ne pas manquer à l’engagement qu’il a pris pour des années à épauler un Fonds mondial pleinement financé. L’annulation du cycle 11 du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a fait en sorte que la prochaine période de renouvellement des subventions ira a 2014 à 2016.  Par ailleurs, les syndicats veulent que les gouvernements du G8 appuient les efforts destinés à réduire la dépendance de l’Afrique à l’égard des sources extérieures qui déstabilise la riposte au sida. Le G8 devrait favoriser l’établissement de structures de gouvernance dans les régions afin de combler le manque de ressources grâce à un fort leadership politique et d’atteindre l’objectif d’Abuja d’investir 15 % des ressources publiques dans la santé.

Le report du financement a déjà causé d’évidentes pénuries de médicaments et de fournitures et de longues listes d’attente de médicaments indispensables. Cela indique que des progrès déjà réalisés sont compromis. Les syndicats considèrent le Fonds mondial comme un auxiliaire vital pour les personnes qui recherchent ou qui reçoivent un traitement salvateur contre le sida.

Appuyer la mise en œuvre de la Recommandation 200 de l’OIT sur le VIH et le SIDA et le monde du travail

Les programmes de prévention de l’infection au VIH et de la tuberculose en milieu de travail sont des éléments sous-employés de la riposte mondiale au sida. Le CTC, ses affiliés et ses partenaires africains préconisent depuis longtemps une expansion des programmes de prévention en milieu de travail. Ce serait d’autant plus important que le milieu de travail sera l’un des principaux théâtres de mise en œuvre de la stratégie de traitement pour la prévention. Les syndicats ont soutenu que les milieux de travail doivent être exempts de discrimination fondée sur le VIH car de nombreux travailleurs et travailleuses font encore l’objet de niveaux intolérables de stigmatisation et de discrimination au travail.

La Déclaration politique de l’ONU sur le sida met l’accent sur le lieu de travail, incitant les pays membres à mettre en œuvre la Recommandation 200 de l’OIT en tant que plan national de protection des droits humains, d’élimination de la stigmatisation et de la discrimination et d’expansion de la prévention du sida.

Le Canada est le seul des pays membres du G8 qui a procédé à une évaluation de sa conformité actuelle à la Recommandation 200.9 Les syndicats canadiens et africains feront pression sur le gouvernement du Canada pour qu’il assure le suivi de cette évaluation et qu’il aide les pays africains à procéder à des évaluations semblables (dans le cadre des efforts internationaux faits pour renforcer les procédures nationales de contrôle et de mise en œuvre de la Recommandation).

Renforcer le cadre de reddition de comptes du G8

Depuis 2005, les syndicats préconisent le renforcement du mécanisme de reddition de comptes du G8. Disons plus précisément que le Groupe de travail sur la responsabilité (GTR) devrait fonctionner de manière transparente et inclusive et devrait consulter un vaste éventail d’intervenants dans le domaine du développement, y compris les organisations internationales, les spécialistes, le patronat, les syndicats et la société civile. Il devrait présenter ses conclusions préliminaires et permettre au public de les examiner et d’exprimer des commentaires.

Conformément au Compte rendu des activités établi à Muskoka en 201010, le GTR devrait recommander des mesures faisant fond sur les engagements antérieurs. En 2012, il devrait continuer à surveiller les progrès de la tenue des engagements du G8 à l’égard du sida, y compris celui qui a trait à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH, tel qu’il est exprimé dans la Déclaration politique de l’ONU, et les engagements du G8 à l’égard d’un Fonds mondial pleinement financé.

Participez à la campagne de la pétition mondiale

Signez la pétition du G8 pour l’accès universel en matière de VIH et de sida
Cliquez sur le lien suivant et signez notre pétition pour transmettre un message à M. Harper, premier ministre du Canada : http://scfp.ca/action/hiv-aids?action=showAction&actionID=hiv-aids.

Joignez-vous à nous sur Facebook à la page « J’appuie l’accès universel aux services en matière de VIH-sida d’ici 2015 ! »
Suggérez à vos amis de visiter cette page !
Page anglaise : http://www.facebook.com/universal.access.HIV.AIDS
Page française: http://www.facebook.com/acces.universel.VIH.sida