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Communautés en difficultés - Welland (Ontario)

Affiché le lundi, 1 juin 2009

Un énorme problème social se dessine à l’horizon

Welland est une ville d’environ 50 000 habitants et habitantes située sur la péninsule du Niagara dans le sud de l’Ontario. La communauté a une forte tradition de syndicalisme, et ses usines principalement syndiquées ont fourni un travail décent.

Malgré les nombreuses fermetures d’usine, Welland comprenait encore environ 5 000 emplois manufacturiers en 2001. Depuis la dernière partie de 2008, des centaines de travailleurs et travailleuses industriels ont été mis à pied.

L’usine John Deere fermera d’ici la fin de 2009, ce qui éliminera 800 emplois. Henniges Automotive a mis à pied 700 personnes en permanence. Lakeside Steel et d’autres entreprises plus petites n’ont plus que très peu d’employés et d’employées.

Rick Alakas, président de la section locale 523 des TCA et conseiller municipal, est alarmé. « Quiconque dit que nous vivons une transition et que nous allons tourner la page et nous en tirer tout à fait bien se fait des illusions…un énorme problème social se dessine à l’horizon à Welland. »

Un énorme problème social se dessine à l’horizon

Welland est une ville d’environ 50 000 habitants et habitantes située sur la péninsule du Niagara dans le sud de l’Ontario. La communauté a une forte tradition de syndicalisme, et ses usines principalement syndiquées ont fourni un travail décent.

Malgré les nombreuses fermetures d’usine, Welland comprenait encore environ 5 000 emplois manufacturiers en 2001. Depuis la dernière partie de 2008, des centaines de travailleurs et travailleuses industriels ont été mis à pied.

L’usine John Deere fermera d’ici la fin de 2009, ce qui éliminera 800 emplois. Henniges Automotive a mis à pied 700 personnes en permanence. Lakeside Steel et d’autres entreprises plus petites n’ont plus que très peu d’employés et d’employées.

Rick Alakas, président de la section locale 523 des TCA et conseiller municipal, est alarmé. « Quiconque dit que nous vivons une transition et que nous allons tourner la page et nous en tirer tout à fait bien se fait des illusions…un énorme problème social se dessine à l’horizon à Welland. »

Il était toujours possible d’obtenir un emploi

Cindy Forster, ancien maire de Welland et actuelle conseillère régionale, dit que quand elle était jeune, « on pouvait passer d’une usine à l’autre…Il était toujours possible d’obtenir un emploi…C’était très prospère ».

Toutefois, il est probable que, parce que la situation empire, le taux de chômage à Welland en juin 2009 a été plus élevé que celui de 10,9% de la région dont la ville fait partie.

Amber Pearson cherche du travail depuis sa mise à pied en février 2009. « Un employeur m’a demandé si je prévoyais avoir d’autres enfants. Les employeurs ne sont pas censés demander cela. Une personne m’a demandé quel était l’état de santé de mes parents. Elle se disait probablement que si mes parents étaient malades, je prendrais des congés pour m’occuper d’eux ».

Elles ont été essentiellement mises à sec

Le député fédéral Malcolm Allen a constaté « que bien des installations manufacturières de Welland n’obtenait pas d’investissement…Elles ont été essentiellement mises à sec au fil des années. Il suffit de cesser d’investir et ensuite de s’en aller »

Le président de section locale des MUA Joe Buote dit que Henniges Automotive a laissé tomber la communauté. « Il n’y a eu que très peu de nouveaux investissements…Si l’un des propriétaires qu’a eus l’usine au fil des années avait investi dans celle-ci, cette installation serait prospère pour de nombreuses années encore ».

Des tonnes de produits tubulaires dans les ports

Mariea McNelis, de Centraide, traite du cas de CanGrow, une conserverie qui, jusqu’à dernièrement, mettait en conserve des pêches et d’autres fruits locaux. « Les fruits venaient d’agriculteurs locaux, qui n’en fournissent plus puisque la conserverie a fermé. Les personnes qui y travaillaient donnaient des conserves à Project Share, banque alimentaire de Niagara Falls, alors qu’elles s’adressent maintenant à Project Share pour obtenir de la nourriture. »

Rick Alakas dit : « …j’attends aujourd’hui en sachant que la Chine dispose de 300 000 tonnes de produits tubulaires dans les ports de Vancouver et de Montréal qu’elle déchargera à la première occasion et que notre gouvernement fédéral ne nous écoute pas quand nous parlons de jugements sur le commerce et de politiques sur les achats. Cela m’exaspère au plus haut point. »

Elles peuvent réaliser plus de profits ailleurs

Le 2 septembre 2008, l’usine John Deere a annoncé qu’elle fermerait et mettrait à pied 800 personnes avant la fin de 2009. « John Deere est implantée ici depuis 100 ans et, puisque nous avons toujours prévu qu’elle serait encore parmi nous pour 100 autres années, l’annonce fut tout à fait bouleversante », dit Dan Degazio, directeur du développement économique de la ville.

Selon Tom Napper, président de section locale des TCA, l’annonce de la fermeture a été tout à fait estomaquante. « Je dois dire que c’est probablement l’une des pires situations dans lesquelles je me suis trouvé que de regarder autour de moi des gens avec qui je travaillais depuis 30 ans et plus et de leur voir tomber la face à terre », dit M. Napper. « L’entreprise a indiqué très clairement qu’elle réalisait des profits ici mais qu’elle pouvait en réaliser davantage ailleurs, et plus précisément au Mexique. »

L’assiette fiscale est réduite

Le conseiller municipal Rick Alakas voit les effets de l’élimination d’emplois sur la communauté. « Premièrement, cela donne lieu à l’exode de nos jeunes familles parce que bon nombre d’entre elles doivent aller ailleurs pour trouver du travail. Deuxièmement, cela réduit l’assiette fiscale industrielle, ce qui nous prive de fonds à investir dans l’infrastructure à un moment où nous devons probablement améliorer celle-ci pour attirer de nouvelles entreprises ou industries. »

Certains travailleurs et travailleuses industriels ont trouvé des emplois dans le secteur public syndiqué. L’institutrice Rosina Bisci dit que « certaines personnes ayant perdu leurs emplois industriels trouvent des emplois de membres du personnel de soutien et de concierges. Les concierges dont l’embauche est la plus récente sont des personnes mises à pied par Atlas ».

L’hôpital local est un important employeur. Les incessantes compressions inquiètent Teri Pearson, membre de l’UIES. « Comment peut-on ne pas avoir de salle d’urgence dans une ville frontalière ayant une telle industrie du tourisme? »

Ce ne sont pas des emplois pour étudiants et étudiantes : ce sont des emplois tout court

Selon Frank Arcuri, du centre d’aide à l’adaptation des MUA, « (les tableaux) comprennent des douzaines et des douzaines d’avis d’emplois à 9,75 $ par heure…Et c’est saisonnier, tous ces emplois sont saisonniers…Les emplois qui étaient destinés auparavant aux étudiantes et étudiants ne sont plus des emplois pour étudiantes ou étudiants : ce sont des emplois tout court, et c’est comme cela que tout le monde les présente. »

Mariea McNelis, de Centraide, dit : « Les seuls nouveaux emplois que j’ai vus depuis quelques années sont ceux des centres d’appels, et nous les voyons maintenant disparaître à leur tour…(et) bien entendu ils ne comportent des salaires que de 10 $ par heure. »

Nous devons recevoir une formation, mais en vue de quoi?

Mariea McNelis traite du sort du personnel de Dana Canada, entreprise manufacturière qui a mis un terme à ses activités en 2008. « Certaines personnes ont pris leur retraite alors que d’autres sont allées travailler dans une usine de Welland, qui a fermé à son tour. C’est comme être pris dans une porte tournante. Elles sont de nouveau sans emploi. »

« Nous devons recevoir une formation, mais en vue de quoi? Personne ne le sait », dit Malcolm Allen, qui fait remarquer que de nombreux travailleurs et travailleuses industriels mis à pied ont des compétences qui peuvent et qui devraient être mises à contribution avant qu’elles ne s’atrophient.

Un grand nombre de personnes refusent de voir la réalité actuellement

Amber Pearson dit : « Si je n’ai pas d’emploi quand j’aurai épuisé mes prestations d’a.-e. en décembre, nous risquerons de perdre la maison…Personne ne s’y attendait. »

Dave a été mis à pied par Henniges en décembre 2008. « Je crois qu’un grand nombre de personnes refusent de voir la réalité actuellement. Elles touchent leurs chèques d’assurance-chômage et croient que tout va bien. Mais je pense que quand elles ouvriront les yeux, la réalité va les frapper durement ». Dave résume en ces termes sa réalité : « Heureusement, ma famille m’aide. Sans cela, je crèverais probablement de faim ».

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