Affiché le dimanche, 15 février 2009
Les femmes et les pensions
Plusieurs études démontrent que les femmes sont nettement désavantagées par rapport aux hommes lorsqu’il s’agit des pensions.
Les femmes continuent de gagner moins que les hommes et ce sont encore elles qui assument les responsabilités familiales non rémunérées. À cette situation s’ajoute le fait que les femmes sont toujours fortement représentées dans des emplois atypiques mal payés qui ne permettent pas vraiment d’espérer toucher un jour une pension décente.
Cette note d’information a pour but de communiquer les bonnes et les mauvaises nouvelles en ce qui concerne les femmes et les pensions.. Lire l'article complet.
Personnes âgées à faible revenu
Notre projet visant à accroître les revenus des personnes âgées en haussant de 15 % sur-le-champ le Supplément de revenu garanti (SRG) présente plusieurs avantages. Premièrement, il permet de voir à ce qu’aucune personne âgée ne prenne ou ne vive sa retraite dans la pauvreté (puisque les pensions publiques sont indexées sur l’inflation).
Deuxièmement, les fonds supplémentaires injectés dans le SRG seront dépensés par les personnes âgées pour satisfaire à des besoins essentiels. Il s’agira de dépenses directes dans l’économie locale qui représentent une importante et efficace forme de stimulation économique en des temps où elle est grandement nécessaire.
En dernier lieu, les travailleurs et les travailleuses qui craignent de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leurs parents retraités, surtout s’il approchent eux-mêmes de l’âge de la retraite, sauront que leurs parents pourront se procurer l’essentiel.
Petites entreprises
À la différence de ce certaines personnes pourraient croire, les petites entreprises ont répondu positivement au projet du mouvement syndical de hausser les pensions publiques, et particulièrement à la proposition de doubler les prestations du RPC. Même la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) approuve l’objectif de la réforme du RPC.
Elle reconnaît que le RPC optimise les ressources plus que tout autre régime en raison de ses bas frais d’administration, de sa stabilité et de la transférabilité des pensions. Les propriétaires de petites entreprises profiteront personnellement de l’expansion du RPC et celle-ci leur donnera une incitation de plus à maintenir en emploi de précieux membres de leur personnel. L’ajout d’un régime de retraite professionnel en tant que supplément des prestations du RPC deviendrait une option rentable pour la plupart des petites entreprises.
Jeunes travailleurs et travailleuses
C’est aux jeunes travailleurs et travailleuses qu’est susceptible de profiter le plus notre projet d’amélioration des pensions et du revenu de retraite. Ils verseraient des cotisations plus élevées au RPC pendant une plus longue partie de leur carrière et cela leur permettrait de toucher une meilleure pension du RPC.
Ce que cela signifie, c’est que les jeunes travailleurs et travailleuses pourraient compter sur une pension du RPC qui est transférable d’un emploi à l’autre, assurée contre l’inflation et protégée contre les marasmes économiques. L’assurance fédérale sur les pensions permettrait de voir à ce que les jeunes travailleurs et travailleuses obtiennent la pension qu’ils ont gagnée. Ce qui importe encore plus, c’est que les jeunes Canadiens et Canadiennes pourraient accéder aux emplois libérés parce que, grâce à l’accroissement de la sécurité du revenu de retraite, les travailleurs et les travailleuses plus vieux ne seraient pas obligés de reporter leur départ à la retraite comme ils le font actuellement.
Le projet de réforme du système de revenu de retraite du Canada que met de l’avant le mouvement syndical changera bien des choses pour les jeunes travailleurs et travailleuses que les banquiers de Toronto et les compagnies d’assurance-vie ont incités à « se débrouiller seuls ». C’était le conseil donné par les parties cherchant à tirer, pendant des décennies, des frais d’administration de l’investissement des REER dans des fonds communs de placement.
Travailleurs et travailleuses de couleur
Les travailleurs et les travailleuses de couleur et les nouveaux immigrants et immigrantes doivent faire face à un écart salarial moyen après impôt de 13,3%. L’écart entre les travailleurs blancs et eux est de 28%.
Travailleurs et travailleuses autochtones
Le taux de chômage des Autochtones est du double de celui du reste de la population au Canada. Les « Indiens inscrits » ont un taux de participation à la population active plus bas que tout autre groupe autochtone (54%) même si leur taux de natalité est toujours plus élevé.
Travailleurs et travailleuses ayant un handicap
Près de la moitié (46,7%) des personnes ayant un handicap ne participent pas à la population active. Une proportion démesurément élevée des femmes qui ont des emplois travaillent à temps partiel ou de façon occasionnelle. On peut en dire autant de tous les autres groupes recherchant l’équité, et cela se traduit par des revenus plus bas.
Les membres de syndicats ayant des régimes de retraite
Notre projet consistant à doubler les prestations du RPC ne coûtera rien aux membres de syndicats qui ont des régimes professionnels acceptables, et particulièrement les membres syndiqués du secteur public qui pourraient ne voir aucun avantage à payer des cotisations plus élevées au RPC.
La plupart des pensions sont intégrées au RPC, ce qui veut dire que les membres de syndicats ne paieront pas plus de cotisations au total. Ils recevront tout simplement une plus grande partie de leur revenu de retraite du RPC ou du volet public de leur régime de retraite plutôt que du volet privé.
À la différence de celles du RPC, les pensions de la plupart des régimes professionnels ne sont pas indexées sur l’inflation ni transférables d’un emploi à l’autre. Dans le secteur privé, les syndicats craignent sans cesse de perdre des pensions parce que les employeurs ne capitalisent pas suffisamment les régimes ou par suite d’une faillite, deux éventualités qu’on peut exclure dans le cas du RPC. Le renforcement du volet public des régimes de retraite accroît leur stabilité, ce qui est favorable à tous.
Les membres de syndicats jouiraient de l’avantage supplémentaire que le RPC nécessite des cotisations plus faibles que les régimes privés pour assurer le même revenu de retraite (parce que ses frais d’administration sont bas). Cela signifie que des fonds qui seraient nécessaires au maintien de la partie privée du régime pourront servir à d’autres investissements, ce qui devrait être une bonne nouvelle à la table de négociation.
L’assurance-maladie publique libère des ressources que les syndicats devaient auparavant faire affecter à de l’assurance privée au nom de leurs membres. La réaffectation de revenus de retraite permettant à tous les Canadiens et les Canadiennes de bénéficier davantage des pensions publiques a un effet semblable. Elle permet aux travailleurs et travailleuses et à leurs employeurs de garder des fonds empochés actuellement par des banques, des compagnies d’assurance et des courtiers en placements.
Travailleurs et travailleuses non syndiqués
Le projet du mouvement syndical visant à assurer la sécurité des retraites à tous aidera les travailleurs et les travailleuses moyens canadiens qui ne sont pas syndiqués. Ne croyez pas les personnes qui soutiennent que le mouvement ne cherche qu’à protéger les régimes de retraite des personnes syndiquées.
Notre projet visant à doubler les prestations du RPC ferait passer le seuil de notre système de pensions de 11 000 $ à 22 000 $ par année. Cela serait favorable aux
93 % des Canadiens et Canadiennes qui sont assujettis au RPC. De plus, cela offrirait une source de revenu de retraite transférable d’un emploi à l’autre et entre les provinces, indexé sur l’inflation et garanti par le gouvernement. Rares sont les régimes de retraite professionnels qui peuvent se comparer au RPC.

Fiches d'information : RPC