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L’heure juste En fait, M. Cannon, c’est à VOUS de jouer

Affiché le lundi, 31 mai 2010

Bien que la centrale syndicale la plus grande du Canada, soit le Congrès du travail du Canada, ainsi que des fédérations du travail, des syndicats des secteurs public et privé et des conseils du travail de district se soient joints à des centaines de personnes des différentes parties du Canada pour défendre les droits d’Abousfian Abdelrazik en tant que confrère travailleur, que Canadien et qu’être humain, M. Cannon décide de renvoyer la balle aux Nations Unies et de dire à M. Abdelrazik de se débrouiller seul. Comme il l’a fait quand M. Abdelrazik était encore en exil forcé au consulat du Canada au Soudan.

Le 18 mai 2010, le Congrès du travail du Canada (CTC), le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) et la section canadienne de l’Association internationale des machinistes (AIM) ont annoncé qu’ils engageaient Abousfian Abdelrazik afin de défier la loi canadienne mettant en oeuvre la liste noire du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon cette loi, il est illégal de verser des fonds, y compris un salaire, à M. Abdelrazik, qui n’a jamais été accusé d’un crime et n’a jamais eu droit à un procès équitable. Les TCA et l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) se sont joints à eux la semaine dernière.

Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères, est le ministre responsable de la mise en application du régime de sanctions des Nations Unies. Il a été obligé de répondre à la vague la plus récente de révolte contre le régime 1267 au Canada.

Le 18 mai, Canwest a indiqué que M. Cannon avait déclaré ce qui suit : « Dernièrement, nous avons appuyé une demande visant à ce que le gouvernement du Québec paie un certain
montant pour aider M. Abdelrazik. Nous ne nous y sommes pas opposés… » Cela étant dit, le ministère continue de soutenir qu’il incombe à M. Abdelrazik et à ses avocats de faire
rayer son nom de la liste… « Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai essayé par le passé de voir à ce que M. Abdelrazik ait l’appui nécessaire pour faire rayer son nom de la liste de
l’ONU. Malheureusement, cet effort a échoué. » (Tobi Cohen, Canwest, « Labour leaders defy UN Sanctions », 18 mai 2010).

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