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La communauté des cries du Lac-Lubicon mérite la justice

Affiché le jeudi, 25 mars 2010

« Vingt ans, une attente trop longue pour obtenir justice, » déclare Hassan Yussuff, secrétaire-trésorier du Congrès du travail du Canada.

Il y a vingt ans, le 26 mars 1990, le Comité des droits de la personne des Nations Unies (CDPNU) a rendu la décision que le Canada avait violé les droits humains de la bande crie du Lac-Lubicon, un peuple indigène de la province de l'Alberta.

Le CTC appuie depuis longtemps la lutte pour la justice de la bande du Lac-Lubicon.

À l'occasion du 20e anniversaire de cette importante décision, Hassan a déclaré que « le gouvernement fédéral devrait être prêt à prendre les mesures tant attendues pour reconnaître les droits des peuples indigènes à gérer leurs terres et leurs ressources. »

Les Canadiens et les Canadiennes ne sont que trop familiers avec le genre de promesses faites aux communautés autochtones. Le 11 juin 2009 vient à l'esprit. Ce jour là, le gouvernement fédéral a fait des excuses formelles aux survivants des pensionnats et promis des améliorations. Toutefois, la justice économique, les occasions de formation, les services de santé et fondamentaux tels que l'eau et l'hébergement, demeurent encore inférieurs dans les communautés autochtones. De façon semblable, les promesses actuelles de respecter les droits des Autochtones face aux terres et aux ressources, sont fallacieuses puisque près de 70 % du territoire Lubicon a été loué pour l'exploitation de ressources non renouvelables.

« Après deux décennies, le gouvernement fait encore des promesses qu'il ignore plus tard. Il est grand temps que les gouvernements reconnaissent en pratique les droits des indigènes et non seulement pour l'opportunisme politique, » a dit Yussuff.

Le Congrès du travail du Canada se joint aujourd'hui à Amnistie Internationale pour publier une déclaration commune pour souligner ce jour et applaudir le travail des jeunes autochtones présents aujourd'hui aux Nations Unies pour attirer l'attention à cette question de droit humain fondamental.