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Le CTC défie le gouvernement fédéral pour aider Abousfian Abdelrazik

Affiché le jeudi, 20 mai 2010

Le Congrès du travail du Canada conteste les sanctions imposées à Abousfian Abdelrazik, citoyen canadien dont le nom demeure inscrit à une liste de surveillance du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Cette liste impose à M. Abdelrazik non seulement une interdiction de vol mais aussi un gel complet de ses avoirs. Le CTC conteste ces sanctions en engageant M. Abdelrazik pour une semaine. Sa seule tâche consistera à documenter son histoire. L’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes engageront eux aussi M. Abdelrazik pour une journée chacun.

« La liste de l’ONU est fondée sur des données douteuses obtenues par les services du renseignement et le recours au profilage racial ainsi qu’à la culpabilité par association », déclare Hassan Yussuff, secrétaire-trésorier du CTC. « Cela rejaillit injustement sur des segments entiers de la population. »

Le nom de M. Abdelrazik a été inscrit sur la liste de surveillance en 2006 pendant qu’il allait rendre visite à des parents au Soudan. M. Abdelrazik a été acquitté par la GRC et le SCRS vers la fin de 2007 et le gouvernement du Canada a pour position officielle que son nom devrait être rayé de la liste de l’ONU. Toutefois, le gouvernement a refusé de prendre les mesures nécessaires pour que les sanctions soient levées.

Dave Ritchie, vice-président général canadien de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale, dit : « L’AIM est fière de participer à la campagne, à plus forte raison que M. Abdelrazik est machiniste de son métier ». M. Ritchie ajoute : « Le mouvement syndical sait que des personnes innocentes peuvent être emportées par le courant et voir leurs droits bafoués. Nous exigeons qu’il soit mis un terme au mauvais traitement dont fait l’objet un travailleur comme nous, un machiniste et un citoyen du Canada ».

M. Hassan Yussuff précise : « Nous avons vécu des situations similaires par le passé, notamment l’internement de canadiens d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale et les politiques de la Guerre froide ciblant de nombreuses personnes, y compris les militantes et militants syndicaux ».