Affiché le mercredi, 21 mars 2007
Les promoteurs de l’Accord sur le commerce, l’investissement et la mobilité de la main-d’oeuvre (TILMA) entre la Colombie-Britannique et l’Alberta prétendent qu’il offrira de grands avantages économiques en éliminant les obstacles au commerce interprovincial.
En fait, il y a très peu d’obstacles au commerce et à l’investissement entre les provinces et aucune preuve que de tels obstacles sont reliés à des coûts économiques significatifs :
- La recherche effectuée pour le compte de la Commission MacDonald en 1985, a conclu que le coût des obstacles interprovinciaux ne représentait pas plus que 0,05 % du produit intérieur brut.
- En ce qui a trait à la distance et à la grandeur du marché, il est plus probable que les provinces canadiennes fassent du commerce les unes avec les autres qu’avec les États américains.
- Depuis l’an 2000, le commerce interprovincial a grandit plus rapidement que le commerce international canadien.
Une étude du Conference Board du Canada, mandatée par le gouvernement de la C.-B., prétend que TILMA ajoutera 4,8 millions de dollars à l’économie de la province. Toutefois, cette étude contient plusieurs failles importantes :
- Il n’y a aucune tentative de dresser une liste ou d’estimer le coût des obstacles au commerce entre les provinces.
- Au lieu d’utiliser des pratiques économiques normales, le Conference Board se fie à un tout petit sondage des organisations d’affaires et des ministères pour conclure que cet accord entraînera de gros avantages.
- Le Conference Board a doublé son estimation des avantages du TILMA par une simple erreur mathématique. Même après avoir corrigé cette erreur, la plupart des gains projetés proviennent des industries exemptes de l’accord final ou des industries qui s’adonnent que très peu au commerce interprovincial.
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Le mythe des obstacles au commerce interprovincial et les effets présumés des avantages économiques du TILMA