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Les travailleurs agricoles souffrent en raison du programme imparfait du gouvernement

Affiché le mardi, 13 avril 2010

En mars 2010, neuf travailleurs étrangers ont été arrêtés et détenus pour avoir apparemment enfreint la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.

L'Union internationale des travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce, un affilié du Congrès du travail du Canada, qui opère des centres agricoles à travers le Canada et appuie les travailleurs étrangers, a fait rapport que neuf Thaïlandais amenés au Canada sous le Programme des travailleurs étrangers temporaires du gouvernement fédéral, ont été arrêtés près du centre agricole de Sarnia où ils étaient employés et conduits à un centre de détention de Toronto.

Les travailleurs étrangers temporaires reçoivent habituellement un permis de travail de deux ans, mais un système clandestin de courtiers en emploi lié à l'industrie agricole donne la directive à ces travailleurs de continuer à travailler au noir lorsque leur visa est expiré.

Le leader syndical, Wayne Hanley a dit : « Ceci est le dernier exemple que le gouvernement Harper et l'industrie agricole sont tous deux complices dans un système conçu pour exploiter les travailleurs étrangers et ensuite en disposer. »

Le CTC mentionne depuis longtemps que ce programme fédéral profondément imparfait qui encourage les travailleurs agricoles à importer des travailleurs étrangers particulièrement parce que ces derniers se voient accorder un statut presque inexistant et se retrouvent sous le radar lorsqu'il s'agit de protection au travail.

Karl Flecker, directeur national, Service des droits de la personne et de la lutte contre le racisme du CTC, a souligné que : « Ce gouvernement ne se cache pas de sa fierté que ce programme est dicté par les employeurs. » Entre-temps, la vérificatrice générale a déclaré l'an dernier, « il n'y a pas de suivi systématique effectué par les ministères responsables de ce programme afin de vérifier si les employeurs respectent les conditions sous lesquelles leurs demandes ont été approuvées, tel que les salaires devant être payés et le genre d'hébergement qui doit être fourni. »

Le rassemblement de ces travailleurs et leur expulsion à venir illustrent comment le PTET permet aux employeurs sans scrupule de disposer des travailleurs dont ils n'ont plus besoin. « Ce qui est vraiment attaqué ici, ce sont les droits humains de ces travailleurs, » dit M. Hanley.

Le mouvement syndical canadien maintient que le PTET empêche délibérément ces travailleurs d'obtenir un statut de résident permanent et permet essentiellement l'équivalent de la traite de personnes.

Monsieur Hanley note que « Tandis que des douzaines de travailleurs ont été arrêtés au cours de la dernière année, aucun centre agricole ou courtier en emploi n'a été accusé de violer les règlements lorsqu'il s'agit de l'embauche de ces travailleurs et leur rémunération au noir ».

Le CTC demande au gouvernement fédéral de mettre fin aux tactiques terrorisantes du rassemblement et de l'expulsion de travailleurs étrangers vulnérables. Le gouvernement doit plutôt établir des mécanismes longuement attendus et nécessaires pour assurer le respect total, la surveillance et l'application stricte des règlements par les courtiers en emploi et les employeurs sans scrupule.