Affiché le vendredi, 16 juin 2006
La table ronde a rassemblé quelque 45 participants et participantes, dont près de la moitié étaient des chefs et du personnel de syndicats. Parmi les autres participants, on retrouvait des grands spécialistes en politiques de la santé, venus des universités et des instituts de recherches sur les politiques et des militants et militantes de la collectivité. Le groupe partageait un engagement commun à maintenir et à élargir l’assurance santé publique et le régime actuel qui offre principalement des services de santé publics. (Des notes biographiques sur les conférenciers sont jointes.)
Comme l’a mentionné le président Ken Georgetti dans ses remarques d’ouverture, il n’y a pas très longtemps, à la fin de 2002, la Commission Romanow a appuyé le maintien d’un régime d’assurance santé public à source de paiement unique pour les médecins et les services dans les hôpitaux, et demandé l’expansion de l’assurance-maladie et de la Loi canadienne sur la santé pour couvrir les services diagnostiques spécialisés, certains services à domicile et ultimement, les médicaments prescrits. La Commission s’est aussi opposée à une plus grande participation du secteur privé dans la dispense des services médicaux. Monsieur Romanow a argumenté qu’une plus grande privatisation réduirait fondamentalement la portée de l’assurance-maladie en tant « qu’entreprise morale » et que ce « serait une attaque aux valeurs canadiennes que d’accepter un régime où l’argent, plutôt que le besoin, détermine l’accès aux soins ». De plus, il a argumenté le cas des services de santé publics en ce qui a trait au rapport coût-efficacité et à sa contribution importante à la santé de l’économie canadienne.
La croissance de la dispense des services à des fins commerciales et lucratives au sein du régime public a toutefois pris de la vitesse depuis le rapport Romanow et maintenant, on considère ces services comme une solution possible aux listes d’attente. En raison de la décision Chaoulli rendue récemment par la Cour suprême, les demandes pour un régime de santé parallèle financé par les assurances privées se multiplient.
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Rapport de la Table ronde nationale du CTC sur le maintien des soins de santé publics Ottawa